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Résumé du 68ème jour de grève des postiers de Neuilly

lutte-de-classe

Brève publiée le 5 janvier 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Résumé du 68ème jour de grève des postiers de Neuilly (lundi 4 janvier 2016)

Rencontre avec le nouveau directeur départemental à son arrivée dans le 92

La journée a commencé par une prise de parole auprès des collègues de Neuilly. En plus des non-grévistes, une quinzaine de collègues avaient été embauchés au CTED (centre départemental de remplacement) et affectés à Neuilly pendant leur période d’essai… qui se termine à la fin de cette semaine. D’ici quelques jours, soit ces collègues seront titularisés grâce à la grève, soit la direction les virera après les avoir utilisés pour casser la grève ! Dans les deux cas, la direction va devoir gérer une situation pas évidente… L’AG a rappelé aux personnel titulaires comme aux précaires que les grévistes étaient parvenus à tenir pendant la période la plus difficile de l’année (calendriers et fêtes) et que nous avions même mis sérieusement en difficulté la direction départementale, qui avait été obligée de reculer sur la question de la rémunération des heures supp et de leur caractère non-obligatoire, de payer les plus électoraux… difficultés qui mises bout à bout ont conduit l’ancien directeur départemental vers la sortie. Ce qui leur a fait peur, ce qui les a fait reculer, c’est la capacité de plusieurs bureaux de combiner leurs forces à travers la bataille dans les tribunaux mais surtout dans la grève. La grève de Neuilly a stimulé la combativité des postiers dans l’ensemble du département. Leur capacité à tenir grâce à la caisse de grève risque de poser un plus gros problème à la direction dans les semaines qui viennent : un nombre importants de bureaux sont visés par des réorganisations et sont susceptibles de se mobiliser sur une même période.

Après l’AG des grévistes, nous nous sommes rendus en délégation à la DSCC pour demander à être reçus… au bout du 3ème coup de sonnerie, alors que nous nous apprêtions à rebrousser chemin en scandant nos slogans, l’interphone crépite : « vous serez reçus à midi par la DSCC » !

Le nouveau directeur, M. Lefevre, nous a donc reçus lui-même, dès son arrivée en poste. Comparé à son prédécesseur, le changement de ton est perceptible. Il a avoué que la grève coûtait cher. Il n’a évidemment pas reçus les grévistes pour annoncer tout de go qu’il lâcherait sur les revendications mais il n’a pas fermé la porte à une nouvelle rencontre dès demain. De leur côté, les grévistes ont clairement indiqué qu’ils étaient disponibles pour discuter d’un compromis et mettre fin au conflit au plus vite. Mais ils ont aussi indiqué qu’une absence de volonté de répondre à leurs revendications signifierait une prolongation du conflit… qui peut totalement échapper au contrôle de la direction.

Par ailleurs, en fin de journée, les grévistes ont appris qu’en plus des 2 mois de mise à pied infligés à Gaël, et d’une convocation début janvier en vue d’une nouvelle sanction de 3 mois de privation de salaire… c’est Brahim qui est convoqué à son tour en vue d’une mise à pied de trois mois le 19 janvier ! Si la direction s’imagine que de telles sanctions vont décourager les grévistes, elle se fourvoie : au lieu d’être intimidés, les grévistes sauront répondre vite et fort si la direction n’abandonne pas rapidement les poursuites et ne s’engage pas sur la voie de la négociation.

Pour aider les grévistes à tenir, continuez à donner à la caisse de grève :

- caisse de grève en ligne https://www.yoongo.com/fr-c-caisse-de-greve-des-postiers-du-92

 ou envoyer vos chèques à SUD Poste 92, 51 rue Jean Bonal 92250 La Garenne-Colombes, mention solidarité grévistes au dos du chèque

 

- Samedi 9 janvier, à partir de 20h30 : Fête de soutien aux grévistes à Gennevilliers (lieu à confirmer)