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Pas de reprise du travail à Albany dans l'attente de la table ronde jeudi

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Brève publiée le 6 mars 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

LIMOGES, 5 mars 2012 (AFP) - Les machines étaient toujours cadenassées par la direction et le travail n'a pu reprendre lundi dans l'usine Albany-Cofpa (133 emplois), en Haute-Vienne, menacée de fermeture, les salariés reportant leurs espoirs sur la table ronde organisée jeudi en préfecture, a-t-on constaté sur place.

Les salariés ont reçu lundi la visite d'Olivier Besancenot. "Nous attendons beaucoup de la tenue de la table ronde et surtout de la venue du directeur Daniel Alfetemeyer que nous demandons à rencontrer depuis le 23 février", date de l'annonce par Albany international de la fermeture du site de Saint-Junien (Haute-Vienne), a indiqué à l'AFP Christophe Sardin, représentant CGT du personnel.

"Nous attendons surtout de lui qu'il explique les yeux dans les yeux qu'il a le projet de fermer un site aux compétences uniques et par ailleurs rentable" et "la reprise du CCE suspendu depuis le 23 février qui nous a placés dans cette situation d'entre-deux où on nous empêche de travailler mais où aucune procédure officielle de fermeture n'a été lancée", a-t-il ajouté.

Lundi, les salariés continuaient à se tenir devant leurs machines cadenassées car "il est hors de question de laisser à la direction l'opportunité de faire croire que nous ne voulons pas travailler", a expliqué Thierry Garaud, élu FO.

Ils ont continué les consultations avec le psychologue de la médecine du travail entamées la semaine dernière à leur demande.

Olivier Besancenot, venu à la rencontre des salariés "en simple militant du NPA", a permis pour la première fois depuis le 23 février aux représentants du personnel de rencontrer leur direction locale.

Il avait menacé de boycotter l'entrevue, arguant qu'il était "inacceptable que les représentants des salariés soient tenus à l'écart des débats dans le cadre d'un conflit social".

Il a dénoncé "une situation jamais vue" avec "une direction qui explique qu'aucune procédure n'a été entamée". Il a également dénoncé l'attitude de "la direction qui joue sur cette espèce de monde parallèle dans lequel les salariés sont en train de vivre".

L'ancien candidat à la présidentielle espère "une vraie annonce jeudi" lors de la tenue de la table ronde avec "une activité pérenne pour ce site".