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Les opposants à l’état d’urgence et à la réforme constitutionnelle dans la rue
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Il est donc possible de manifester contre l’état d’urgence durant l’état d’urgence. La manifestation pour la levée de l’état d’urgence et contre la réforme constitutionnelle prévue samedi 30 janvier à Paris n’a pas été désapprouvée par la préfecture de police qui a reçu la déclaration – une manifestation sur la voie publique n’étant pas soumise à autorisation mais simplement à déclaration.
L’état d’urgence en lui-même n’interdit pas les manifestations si tant est que le préfet n’a pas pris un arrêté à cet effet. Depuis sa mise en place le 14 novembre, la préfecture de Paris avait déjà interdit des manifestations en Ile-de-France dans le cadre de la COP21.
« Le refus de la manifestation n’était pas exclu, on s’est posé la question jusqu’au bout », concède ainsi la présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Françoise Dumont, dont l’association fait partie du collectif « Nous ne céderons pas ! » qui appelle à manifester au côté du collectif « Stop état d’urgence ». Derrière ces deux collectifs, plus d’une centaine d’organisations – associations, syndicats mais aussi quelques formations politiques – sont mobilisées.
Manifestations prévues dans 70 villes
Samedi après-midi, à partir de 14 h 30, les opposants à l’état d’urgence et à la déchéance de nationalité pourront donc battre le pavé de la place de la République au Conseil d’Etat. Mais aussi dans plusieurs dizaines de villes en France – environ soixante-dix, selon la liste diffusée –, pour lesquelles les organisateurs disent ne pas avoir eu d’échos de refus des manifestations.
« Désormais, on attend que la société civile se mobilise pour dire qu’elle n’est pas d’accord pour sacrifier ses libertés au nom de la sécurité », souligne Françoise Dumont, consciente de l’ampleur du défi, à l’heure où « l’émotion est encore vive » après les attentats :
« Beaucoup de Français considèrent que sans état d’urgence la police ne pourra rien faire, ce qui est faux : l’arsenal législatif anti-terroriste existe déjà. Nous voulons affirmer qu’il est possible que l’Etat protège les citoyens face au terrorisme sans remettre en cause les droits et les libertés »
Faire pression sur les députés
Objectif de la mobilisation : appeler à une levée immédiate du régime d’exception en vigueur jusqu’au 26 février – à l’heure où le gouvernement s’apprête à la prolonger à nouveau de trois mois –, s’opposer à l’extension de la déchéance de nationalité mais aussi faire pression sur les députés pour qu’ils votent contre le projet de réforme constitutionnelle.
« On peut exercer un effet levier sur les députés dont le vote serait encore hésitant, estime Françoise Dumont, il faut qu’ils aient le courage d’aller contre une partie de l’opinion publique en constatant qu’une autre partie les soutiendra dans leur choix ».
Et de citer quelques mots du tract qui sera distribué :
« Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption d’innocence au présumé potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique. »
La LDH espère réunir jusqu’à 10 000 voire 15 000 personnes. Et que des citoyens non militants ne faisant pas partis des associations mobilisées viendront grossir les rangs du cortège.




