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Les syndicats montent au créneau contre le projet de loi El Khomri
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Libération) «Gravissime», «hallucinante», «invraisemblable» : la réforme du code du travail, saluée par le patronat, secoue la majorité des centrales. Elles pourraient décider de faire bataille commune.
D’un côté, un patronat tout sourire face à un «projet de loi [qui] va dans le bon sens». De l’autre, des syndicats, crispés, évoquant une «réforme gravissime», «hallucinante», source de «régressions sans précédent», et réfléchissant déjà aux moyens d’action pour infléchir la réforme du code du travail de Myriam El Khomri. Quelques heures après la publication de la dernière version du texte de la ministre du Travail, les réactions des partenaires sociaux sont plus que tranchées.
«De manière générale, la philosophie de ce texte, écrit par des technos libéraux qui ne connaissent pas la vie des entreprises, n’est pas acceptable», peste Jean-Claude Mailly (FO), dont les services continuent à éplucher et décrypter les 131 pages du projet, «car il y a sûrement des loups qu’on n’a pas encore vus». Dans la ligne de mire de la centrale : les nouvelles dispositions sur la durée du temps de travail qui vont«entraîner une baisse du pouvoir d’achat», ou encore contre la mise en place d’un référendum visant à valider les accords d’entreprise lorsque les syndicats signataires n’atteindront pas la majorité. «C’est une volonté de court-circuiter les syndicats. Et en plus, cela va être la foire d’empoigne dans les entreprises», s’agace Mailly. «Surtout, cela bat en brèche le droit d’opposition des syndicats», abonde Fabrice Angei de la CGT.
«Inacceptable», c’est aussi le premier mot de Franck Mikula de la CGC, le syndicat des cadres : «Cette réforme est déséquilibrée. Elle ne cherche qu’à sécuriser les entreprises.» Parmi les points noirs pointés par le syndicaliste : la barémisation des indemnités que les salariés peuvent obtenir aux prud’hommes en cas de licenciement abusif. «Cela retire tout pouvoir aux juges», précise-t-il. «De plus, avec un tel barème, les entreprises vont désormais pouvoir provisionner les licenciements, puisqu’elles sauront par avance combien cela va leur coûter», abonde Joseph Thouvenel de la CFTC. Et d’ajouter : «Avec ce texte, le salarié devient la variable d’ajustement. De manière plus générale, on s’oriente vers une course au moins-disant social entre entreprises.»
«Le Medef a tenu la main du gouvernement»
Jusqu’à mercredi soir, la liste des griefs, déjà longue, faisait plutôt consensus entre syndicats. Mais en ajoutant à la dernière minute un article élargissant la définition du licenciement pour motif économique, la ministre du Travail a réussi à hérisser le poil de tous les syndicats, CFDT comprise, qui était pourtant «partante pour une réforme donnant plus de place à la négociation collective». Dans le viseur de la centrale réformiste : «La restriction du périmètre d’un licenciement économique aux seules entreprises françaises d’un groupe, qui va permettre à un groupe européen d’organiser sa baisse d’activité pour licencier en France», explique Véronique Descacq, numéro 2 de la CFDT. Un point, par ailleurs, sur lequel les représentants des salariés expliquent ne jamais avoir été concertés. «C’est bien la preuve que depuis le début, le Medef a tenu la main du gouvernement», pointe Mikula. «Gattaz en rêvait. Il ne pensait pas en avoir autant», résume Mailly.
Autant de points de désaccord qui pourraient rendre la situation explosive dans les prochains mois ? Côté CFTC, on reste prudent : «Le texte n’est pas définitif, il peut bouger jusqu’à la fin de la semaine prochaine.» Mais déjà, entre centrales, les échanges s’accélèrent pour organiser une éventuelle réponse intersyndicale. De là à mettre les Français dans la rue ? «On va tout faire pour», assure Mailly. Même détermination côté CGT : «De nombreux conflits éclatent en ce moment. Cette colère, il va falloir qu’elle s’exprime.» Un scénario qu’on n’exclut pas, jusque dans les rangs de la CGC, d’habitude plus calme : «Il n’y a pas que la rue, mais on ne s’interdit rien pour autant.»




