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Après 8 jours de grève aux urgences du CHU de Nantes, le mouvement se répand

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Brève publiée le 9 mars 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.20minutes.fr/nantes/1802495-20160308-nantes-apres-huit-jours-greve-urgences-chu-mouvement-repand

C’est l’hémorragie au CHU de Nantes. Alors que le personnel paramédical des urgencesva entamer mercredi son 10e jour de grève, un service voisin, la médecine polyvalente d’urgence, a rejoint le mouvement. « On n’en peut plus, c’est l’overdose », souffle Nathalie, une infirmière de ce service où arrivent des patients, souvent âgés, qui requièrent un suivi de quelques jours après leur passage aux urgences.

Selon la soixantaine d’infirmières et aide soignants du service, dont plus de 90 % sont en grève, les moyens ne sont plus réunis pour prendre en charge convenablement les malades. « Avant, une infirmière s’occupait de 12 patients, explique l’une d’entre elles. Depuis deux ans, on est monté à 16. On a à peine un quart d’heure par jour pour chacun : quand on leur dit que l’on revient tout de suite, ils nous revoient une heure après parce qu’on a été appelé ailleurs. C’est du travail à la chaîne. Il nous faut des postes supplémentaires. »

De premières avancées

Le personnel mobilisé espère que la direction du CHU saura répondre à leurs revendications, lors de négociations prévues lundi prochain. Car les lignes ont déjà un peu bougé pour les 200 agents d’accueil des urgences, qui dénoncent de leur côté la dégradation de leurs conditions de travail avec une hausse des incivilités. « Ils ont notamment obtenu une revalorisation de leur prime d’insalubrité, au vu des violences physiques et verbales qu’ils subissent », indique Tony Gilbert, secrétaire général adjointFO du CHU. « Un renfort systématique des équipes durant la période hivernale a aussi été proposé », complète la direction du CHU.

Les infirmières et agents des urgences ont cependant décidé de poursuivre leur mobilisation. Une pétition nationale a été lancée. Comme la majorité d’entre eux est « assignée », ils continuent donc de travailler malgré leurs blouses blanches siglées « en grève ». De petites actions visant à perturber légèrement l’activité du service de médecine polyvalence d’urgence sont prévues, « sans mettre en danger les patients ». « On demande de l’aide, mais l’on garde notre conscience professionnelle, assure une infirmière. Soigner les gens, c’est pour cela que l’on a choisi ce métier. »