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Budget : faut-il se réjouir de la baisse du déficit ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La baisse du déficit budgétaire français à 3,5 % du PIB en 2015 découle principalement de la baisse de l’investissement public local. Or celui-ci soutient des secteurs porteurs d'emplois.
Le gouvernement français a pris acte ce vendredi de la révision à la baisse de son déficit budgétaire de 3,8 % à 3,5 % du produit intérieur brut en 2015. Il s'établit ainsi à 77,4 milliards d'euros en 2015, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés vendredi par l'Insee. La France avance donc plus rapidement que prévu dans sa quête de respect des critères budgétaires européens définis dans le traité de Maastricht (1992).
Pourtant, à trop vouloir faire figure de bon élève, la France prend des risques. La baisse du déficit découle en fait principalement des efforts budgétaires des administrations publiques locales, qui ont fini l'exercice 2015 avec un excédent de 700 millions d'euros, alors même que leur besoin de financement s'élevait à 4,6 milliards d'euros en 2014.
Or, l'excédent dégagé est principalement du à la baisse des investissements du secteur public local, de 4,6 milliards d'euros. En baisse de 10 %, le niveau d'investissement des collectivités locales devrait ainsi atteindre son plus bas niveau depuis 2006, à moins de 50 milliards d'euros.
Ne pas trop se réjouir
Cette situation inquiète tout particulièrement Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de la commission des finances de l'Association des maires de France (AMF). « Le gouvernement aurait bien tort de se prévaloir de ce qu'il considère comme un bon résultat. Au contraire même », explique-t-il, avant de confirmer que « la disparition du déficit des collectivités locales est essentiellement due à la baisse importante du besoin de financement des investissements ».Autrement dit, « la baisse du déficit, c'est uniquement la baisse des investissements ! », ajoute-t-il.
La baisse des investissements des collectivités locales tient principalement à la tenue des élections municipales de 2014, lors desquelles un nombre inhabituellement élevé d'alternance politique a été constaté. Souvent élus contre les projets engagés des équipes municipales sortantes, les nouveaux maires ont ainsi stoppé bon nombre d'opérations, notamment de construction, participant de fait à la baisse de l'investissement sur 2014 et 2015.
Baisse des dotations
Par ailleurs, les collectivités locales subissent depuis 2014 la baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de l'Etat, soit concrètement de 1,5 milliard d'euros en 2014 et de 3,67 milliards d'euros en 2015. Ce recul, qui sera le même en 2016 et 2017 qu'en 2015, limite la capacité d'autofinancement des collectivités locales pour lancer de nouveaux projets. Certes, contrairement à 2011, il n'y a pas de crise de liquidités pour les collectivités locales qui peuvent donc s'endetter facilement, et à taux bas. Mais l'endettement n'aura servi en 2015 qu'à maintenir un niveau minimal d'investissement.
L'effet de la baisse des dotations sera ainsi toujours présent en 2016. Ce qui fait craindre à Philippe Laurent « un effondrement encore plus massif de l'investissement public local en 2016 ». En revanche, l'effet bloquant lié à la tenue des élections municipales devrait s'estomper, et le bloc communal - moteur de l'investissement public local - devrait lancer davantage de projets en 2016.
Soutenir le BTP
Si tel était le cas, Bercy devra peut-être assumer une réduction plus faible que prévu de son déficit budgétaire pour 2016 - la Commission européenne table sur un déficit de 3,4 % pour la France. L'exécutif en place a, du reste, tout intérêt dans sa quête d'inflexion de la courbe du chômage avant les élections présidentielles de 2017 à favoriser l'investissement public local. En effet, il soutient fortement les secteurs très pourvoyeurs d'emplois du bâtiment et des travaux publics (BTP).
Environ 16 % des dépenses des collectivités sont dirigées vers le BTP, selon la Banque Postale. De quoi inciter le gouvernement à risquer une petite sortie de route budgétaire. D'autant qu'il n'est pas à exclure qu'une relance de l'investissement public local ait un effet bénéfique sur la croissance dès 2016. Bercy pourrait alors avancer fièrement à Bruxelles une baisse de son déficit combinée à un gain accentué de croissance.




