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Veninov : après l’espoir, la baffe

lutte-de-classe

Brève publiée le 29 mars 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.expressions-venissieux.fr/actualites/veninov-apres-lespoir-la-baffe-11529/

Cela finira-t-il par s’arrêter un jour ? Alors que les salariés de Veninov attendaient pour le 3 avril une réponse du tribunal de commerce de Nanterre concernant la reprise du site par le groupe autrichien Windhager-Garden, une information leur a de nouveau plombé le moral. Par le biais d’un simple mail, le liquidateur judiciaire les a informés mardi soir que l’audience du tribunal était reportée, et renvoyée sine die ! En cause, une nécessité de se mettre en conformité avec le droit allemand : un appel d’offres sera lancé d’ici au 15 avril pour l’attribution des marques.

Évidemment, chez les Veninov, la colère monte. “Nous étions dans un état euphorique quelques jours plus tôt, on pensait que le dénouement allait être positif, que la confirmation du tribunal de commerce viendrait bien le 3 avril, rappelle Stéphane Navarro (CGT). Là, nous sommes furieux, fatigués, usés. C’est un véritable coup de bambou, on a l’impression d’être menés en bateau. Cela fait 8 mois que ça dure ! Nous avons demandé l’organisation d’une table ronde en urgence.”

“En urgence”, car la situation, de l’avis de tous, appelle des réponses. L’appel d’offres ne risque-t-il pas de durer des semaines, voire des mois ? Que se passera-t-il s’il n’est pas remporté par Windhager-Garden, seul candidat à la reprise totale du site (marques + terrain + personnel), mais par un concurrent, attiré par le potentiel commercial du nom Venilia ? Se pourrait-il qu’il y ait une volonté, au plus haut niveau, de laisser couler le site ?

“On ne fait de procès d’intention à personne, indique François Marquès, secrétaire de l’UL CGT. Mais il y a eu une inertie inacceptable, qui a conduit à cette situation de blocage. Les pouvoirs publics doivent montrer l’exemple.” “On est menés en bateau, estime également Bernard Dhennin (CFDT). On ne voit rien venir, malgré les annonces. Pour les responsables politiques qui vantent le Made in France, il est temps de passer aux actes !”

Le rassemblement prévu le 3 avril est maintenu. Mais, de rassemblement de célébration, il redevient un rassemblement de lutte. Malheureusement.