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Marseille: la grève illimitée a payé face à Vinci !

lutte-de-classe

Brève publiée le 8 avril 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.anti-k.org/2016/04/07/marseille-la-greve-illimitee-a-paye-face-a-vinci/

Environ 150 salariés de SM Entreprise, Dumez Sud et Sogea Sud se sont rassemblés mercredi 6 mars à Montpellier sur le chantier de l’A9.Au terme d’une rencontre jugée fructueuse avec leur direction, ils ont décidé de lever leur grève reconductible.

« On n’est pas réputés pour se plaindre ou manifester. Mais là on a trop encaissé, n’en peut plus… » , lâche Julio Dafonseca, délégué syndical CFDT SM Entreprise.

A ses côtés hier matin, environ 150 ouvriers du bâtiment de SM mais aussi de Dumez Sud et Sogea Sud, trois filiales du groupe Vinci Construction France Languedoc-Roussillon, sont rassemblés sur le chantier de l’A9 – n’ont pas bloqué -, sur lequel travaillent les trois entreprises.

Venus de toute la région (Montpellier et alentours mais aussi Béziers, Nîmes, Perpignan…), ils ont répondu à l’appel à la grève reconductible lancé par une intersyndicale CGT-CFDT-FO. « Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est que nous sommes confrontés à une rupture du dialogue social avec notre patron, le groupe Vinci », explique Frédéric Mariel, représentant syndical CGT Dumez Sud.

« Nous avons eu, dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires, des réunions au cours desquelles des propositions ont été faites, toutes refusées. Ce que nous demandons, c’est une augmentation à hauteur de 2% dans chacune des trois entreprises, sachant que les cadres et les Etam (employés, techniciens et agents de maîtrise) ont, eux, perçu 3% », argumente Frédéric Mariel. « A l’heure actuelle, les augmentations ont été négociées à 0,5%, mais à la tête du client », poursuit-il. « C’est-à-dire qu’ils prennent la masse salariale de l’entreprise et font une moyenne à 0,5% d’augmentation de salaire ; ça fait une somme qu’ils répartissent comme ils veulent. Si bien que des gens ont été augmentés de 10 centimes de l’heure et d’autres, comme moi, n’ont rien eu », illustre-t-il.

La seconde revendication commune aux trois entreprises porte sur « les grands déplacements » [c’est-à-dire les chantiers situés à plus de 50 km, Ndlr] », explique le représentant syndicat CGT de Dumez. « L’employeur doit nous fournir un hébergement avec petit déjeuner, repas du midi et du soir, ou l’équivalent en argent. Nous demandons donc une indemnité de 65 euros par jour dans le cadre de ce type de déplacement », détaille Frédéric Mariel.

Vient enfin la question de la prime d’habillage/déshabillage. « Les salariés arrivent 20 minutes avant et finissent 20 minutes après pour enfiler une tenue imposée. La loi dit qu’il ne s’agit pas de travail effectif, mais l’entreprise a l’obligation de trouver un accord en proposant une contrepartie sous forme d’un temps de repos ou d’une compensation financière. A ce titre, nous demandons 3 euros par jour travaillé », développe Nassim Abdelaadim, délégué du personnel CGT chez Sud Sogea.

Si la direction régionale de Vinci Construction n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, elle a toutefois reçu une délégation dans l’après-midi. Au terme de deux heures d’entretien, un accord a été trouvé, « qui ne nous satisfait pas à 100% mais va quand-même largement dans notre sens », estime Frédéric Mariel. Les salaires seront ainsi augmenté de 1,2% à raison de 0,7% fixe pour tous les employés et 0,5% « au bon vouloir des dirigeants » ; Les grands déplacements seront indemnisés 65 euros par jour du lundi au jeudi et 20 euros le vendredi ; enfin s’agissant de la prime d’habillage, la direction régionale s’est engagée à « renégocier sur ce point dans les prochaines semaines ». Une belle victoire.

http://www.lamarseillaise.fr/herault/social/47666-le-bras-de-fer-victorieux-des-ouvriers-de-vinci