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L’impossible recensement des manifestants blessés ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Metro) COMPTAGE - Est-il possible, pour la préfecture, de donner avec autant de précision les chiffres des policiers blessés et ceux des manifestants blessés ? Le veut-elle seulement ? Eléments de réponse.
A chaque mouvement social, son lot d'affrontements entre les forces de l'ordre et manifestants (casseurs ou non). Et à chaque affrontement, le même rituel : la préfecture communique précisément le nombre de blessés au sein de la police mais, pour ce qui concerne les manifestants, silence radio. Lors de la manifestation du 28 avril, l'organe a ainsi annoncé que plus de 70 policiers avaient été blessés. Mais rien du côté des manifestants. Pourquoi ? Metronews a posé la question à la préfecture et s'est vu répondre : "Si les gens ne viennent pas porter plainte, on ne peut pas avoir de chiffres".
Mais même les chiffres des plaintes sont introuvables. Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT Police de Paris nous raconte qu'il en a fait lui-même la demande sans jamais avoir de retour. D'autant que selon lui, comme lorsque la préfecture minimise le nombre de participants à une manifestation (en ne comptant pas ceux qui sont sur le trottoir ou ceux qui traversent le cortège), la fiabilité des chiffres des policiers blessés est à prendre avec précaution. Et Anthony Caillé de préciser : "On fait dire ce que l'on veut à des chiffres."
Le rôle de la préfecture
Alexis Kraland, journaliste indépendant, s'interroge : comment, avec autant de policiers sur le terrain, la préfecture peut-elle annoncer qu'il n'y a eu aucun blessé ? Le reporter d'images se remémore la nuit du 28 au 29 avril, place de la République à Paris, où il a "vu un poignet cassé ou quelqu'un qui saignait abondamment de la tête" ? Si la préfecture ou la presse le veulent, il suffit d'aller voir les équipes médicales engagées dans le mouvement et présente sur le terrain, en mesure de donner une estimation du nombre de blessés. Celles de Nuit debout Rennes, par exemple, donnent d'ailleurs des chiffres.
Pour Camille, investie dans la campagne "Recensement des violences policières", il y a "deux explications aux 'imprécisions' de la préfecture" : soit "elle ignore pour partie les blessures" car elles sont "traitées sans faire appel aux pompiers ou aux urgences". Soit elle est au courant et "met en avant les blessures des policiers ou feint d'ignorer celles infligées aux manifestants".
Le rôle des journalistes
Côté couverture médiatique, si Camille se plaint de son insuffisance, c'est avant tout à cause d'une absence de présence sur place. Elle regrette que les grands médias ne parlent de violences policières que lorsqu'une vidéo-amateur circule sur le net.
Même constat pour Alexis Kraland, qui passe sa vie place de la République en ce moment. Il a remarqué que la présence des journalistes obligeait les forces de l'ordre à la retenue. Alors, tard le soir, quand plus aucun journaliste n'est là, "les policiers sont nettement plus violents". Et tout ce manque d'informations, qu'il soit du ressort des médias ou de la préfecture, pose des questions du côté des manifestants, ou de Nuit debout. Quelques réponses ne feraient pas de mal.




