Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Le Berger d’Alep, de Stéphanie PEREZ (27/08)
- "2027: peut-on encore y croire?" avec Rémi Lefebvre, Aude Lancelin et Harold Bernat (27/08)
- Le grand fossé de l’accès aux soins en France : quand la santé devient un privilège (26/08)
- BRICS : le mythe d’une alternative pour le Sud global (26/08)
- Est-ce la fin du socialisme à Cuba ? (24/08)
- Noël Godin, le comique belge et célèbre "entarteur", est mort à l’âge de 80 ans (24/08)
- Débat autour du livre "L’État et la révolution citoyenne" aux Amfis (23/08)
- Meeting de Mélenchon aux Amfis (23/08)
- La forêt de Fontainebleau : une construction millénaire de la Nature (21/08)
- Découvrir Althusser, par Panagiotis Sotiris (21/08)
- La France insoumise peut gagner, avec Manuel Cervera-Marzal (21/08)
- Grand entretien avec Frédéric Lordon | Amfis2026 (21/08)
- Dans les coulisses de la présidentielle - Le chemin de la victoire (20/08)
- Manuel Bompard, invité de BFM TV (18/08)
- Comment mener une politique écosocialiste en régime capitaliste (17/08)
- À Ceuta, les Marocain·es crient « Viva España » (16/08)
- Intelligence artificielle : un ogre énergétique à l’empreinte environnementale désastreuse (16/08)
- Rester humain dans un monde de mensonges et de perversité : notre société en 2026 (16/08)
- Bonne nouvelle : malgré le bourrage de crâne militariste européen, le service militaire fait flop (14/08)
- Tout le monde déteste l’algorithme (14/08)
- L’étrange disparition de l’extrême gauche française (14/08)
- Les spécificités du capitalisme français avec le collectif "Réalité" (14/08)
- Circulation monétaire communiste (12/08)
- Lordon : Mathieu Pigasse porte beau (11/08)
- Alain Lipietz : Pour une théorie marxiste du salaire des footballeurs (11/08)
Liens
SNCF: la CGT cherche une sortie de crise sans heurter sa base
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Après le refus de SUD-Rail de signer le projet d’accord sur le temps de travail, une éventuelle sortie de crise à la SNCF dépend essentiellement de la CGT. Mardi 7 juin, la centrale a laissé les assemblées générales reconduire la grève pour mercredi mais elle réserve encore sa réponse. « Rationnellement, on tient le bon bout, dit-on à l’Elysée. On est plus près de la fin que du début. »
Une signature de la CGT n’étant pas l’hypothèse la plus probable, la question principale est de savoir si, dans ce cas, elle fait jouer son droit d’opposition. SUD-Rail et la CGT totalisent 51,4 % aux élections professionnelles et se situent donc au-dessus du seuil de 50 % nécessaire pour dénoncer un accord. L’organisation syndicale pourrait choisir de faire la grève de la signature sans faire jouer son veto.
Le fait qu’après dix-neuf heures de négociations avec la direction, la CGT se donne le temps de la réflexion montre qu’il y a en son sein deux logiques qui ne sont pas forcément convergentes. Le secrétaire général de la confédération, Philippe Martinez, cherche une sortie de crise voyant que l’opinion est en train de seretourner. Il s’est, dit-il, directement impliqué dans les discussions avec Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux transports. Ce que l’intéressé dément.
Maintenir la pression
Les difficultés rencontrées par les usagers pour se rendre à leur travail, et l’approche de l’Euro de football que les syndicats assurent ne pas vouloir bloquer, risquent de rendre le mouvement de plus en plus impopulaire. M. Martinez voudrait maintenir la pression jusqu’au 14 juin, date d’une manifestation nationale à Paris contre la loi El Khomri. Mais le 14 juin, c’est loin… « La loi travail à la SNCF, c’est un artefact, un phénomène artificiel qui ne la concerne pas, souligne-t-on du côté des pouvoirs publics, alors que le statut des cheminots ce n’est pas hors sol pour les intéressés. »
Gilbert Garrel, le secrétaire général de la fédération des cheminots, tout en affichant sa solidarité avec la ligne radicale de la confédération, a des préoccupations liées à la préservation de sa prédominance à la SNCF.
Aux dernières élections, en novembre 2015, la CGT a conservé sa première place, avec 34,33 % mais elle a perdu 3 points par rapport à 2011. Elle reste puissante mais est jalouse de son autonomie. « Elle n’a pas besoin de l’avis d’un archevêque pour savoir ce qu’elle doit faire », note un observateur.
Un « syndicalisme rassemblé »
La CGT ne veut pas apparaître davantage « à la traîne » derrière SUD-Rail avec lequel les relations ont été souvent conflictuelles. Plus modéré que son prédécesseur, Didier Le Reste, aujourd’hui engagé dans le Front de gauche, M. Garrel a la réputation d’être pragmatique, voire aux yeux de certains « réformiste ».
Lors de la crise qui a conduit à la démission de Thierry Lepaon, en janvier 2015, son nom avait été évoqué pour la succession. Mais M. Garrel n’étant pas membre de la commission exécutive confédérale – où devait figurer le nouvel élu –, cette hypothèse avait été abandonnée.
Le secrétaire général des cheminots CGT se singularise aussi par des positions qui se distinguent de la ligne confédérale. Le 22 mars, il avait écrit à toutes les fédérations et toutes les unions départementales de la CGT pour qu’elles incitent leurs bases syndicales « à s’abonner ou à créer des abonnements collectifs » àL’Humanité, « seul journal porteur des luttes sociales et des revendications du salariat ». M. Martinez avait refusé de relayer son appel.
Le 20 avril, en revanche, au congrès confédéral de Marseille, M. Garrel avait défendu le « syndicalisme rassemblé » que M. Martinez avait critiqué, ouvrant la voie à de violentes attaques de l’extrême gauche contre la CFDT. « Le rassemblement des salariés doit être une priorité pour mener le combat, avait-il martelé. Notre démarche de syndicalisme rassemblé est plus que jamais d’actualité. »
Répliquant aux délégués qui assuraient que « l’unité syndicale ne peut être conçue qu’avec certains syndicats jugés plus fréquentables que d’autres », M. Garrel s’était appuyé sur des comptes rendus de visite aux syndicats, à la base, pour affirmer que « partout l’unité syndicale sans exclusive est recherchée dans la construction des luttes et du rapport de force ».




