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    La grève des éboueurs s’étend

    Khomri

    Brève publiée le 9 juin 2016

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Ouest-France avec Reuters

    Après le blocage des trois principaux sites de traitement des déchets de la région parisienne, la grève des éboueurs a touché d'autres centres en France.

    La CGT a annoncé mercredi 8 juin le blocage des trois principaux sites de traitement des déchets de la région parisienne et de l'incinérateur de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui traite les ordures ménagères de l'agglomération marseillaise, dans le cadre du mouvement contre le projet de loi Travail.

    Amoncellements d'ordures
    L'établissement public qui gère les trois sites de la région parisienne, le Syctom, ne confirme que le blocage, depuis le 30 mai, de l'usine d'Ivry-sur-Seine. Mais son porte-parole a déclaré que le mouvement avait tendance à s'étendre.

    « La CGT énergie a déposé un préavis de grève pour demain, pour le personnel des sites d'Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen », a déclaré Patrice Furé, directeur de cabinet du président du Syctom. « Cela va devenir compliqué. »

    Le mouvement lancé depuis dix jours dans ce secteur contre le texte réformant le marché du travail commence à provoquer des amoncellements d'ordures, notamment dans plusieurs arrondissements de la capitale.

    « Collecte des déchets perturbée »
    Selon Patrice Furé, certaines des 84 communes de la région parisienne servies par le Syctom ont commencé à recourir à l'enfouissement de leurs ordures ménagères dans des décharges.

    D'autant que le site de transfert de ces déchets, situé à Romainville, en Seine-Saint-Denis, est aussi bloqué depuis mercredi matin 7 heures « par des agents extérieurs au site » qui empêchent les camions d'entrer et sortir, a-t-il précisé.

    Selon la mairie de Paris, « la collecte des déchets est perturbée sur le territoire parisien, notamment sur les 2e, 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e et 20e arrondissements ».

    Il s'agit des arrondissements où la collecte est assurée par les services municipaux, les autres relevant du secteur privé.

    3 000 tonnes de déchets collectées
    Chaque jour, 3 000 tonnes de déchets sont collectées sous la responsabilité de la mairie de Paris.

    La première usine d'Ile-de-France de traitement des déchets et ordures ménagères, celle du Syctom à Ivry-sur-Seine, est bloquée par un piquet de grève des agents de la Ville de Paris, précise la CGT des services publics.

    Selon le syndicat, les sites de Romainville et Saint-Ouen ont été également bloqués mercredi matin dans le cadre d'une action intersyndicale.

    « Les quatre principaux garages de camions bennes de la Ville de Paris sont également bloqués par des chauffeurs grévistes », ajoute la CGT services publics dans un communiqué. Information confirmée par le Syctom.

    Cette action a été menée en réaction « à la demande faite par la maire de Paris d'intervention des forces de l'ordre pour débloquer les garages d'Ivry », précise le syndicat.

    « On n'est pas dans un mouvement qui s'essouffle »
    À Saint-Étienne (Loire), la CGT a aussi poursuivi son action, paralysant la collecte et le traitement des déchets pour la huitième journée consécutive.

    Toujours selon le syndicat, en Ariège, les deux principaux centres de traitement de SMECTOM, qui assure 80 % de la collecte et du traitement des déchets du département, étaient bloqués pour la quatrième journée.

    À Fos-sur Mer (Bouches-du-Rhône), les salariés du site ont voté la grève. « Le mouvement a plutôt tendance à s'amplifier », a noté Patrice Furé.« Des sociétés privées commencent à être touchées. On n'est pas dans un mouvement qui s'essouffle, loin de là. »

    Le groupe Suez confirme notamment que certains de ses sites sont touchés.