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Entre "aubaine" et "cauchemar", la NSA se penche sur les objets connectés
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La NSA s’intéresse de près aux objets connectés. L’agence américaine de renseignement indique qu’ils pourraient s’avérer être une source précieuse de données. Elle reconnait cependant que la pluralité de ces appareils pourrait être à la fois aussi bien une opportunité qu'un vrai problème.
Le travail de la NSA (National Security Agency) comporte deux facettes. La première est la plus connue depuis le passage d’Edward Snowden : le renseignement. L’agence doit recueillir toutes les informations susceptibles d’intéresser le pays dans le cadre de diverses luttes, notamment contre le terrorisme. L’autre est la défense du territoire, quand bien même pour la NSA ladite défense peut impliquer une attaque.
L’agence effectue en effet un travail paradoxal, aux conséquences parfois funestes. Elle participe par exemple à l’élaboration de certains protocoles de sécurité. Elle est une étape obligatoire pour tous ceux dont les produits espèrent atterrir sur des ordinateurs gouvernementaux, particulièrement pour ce qui a trait à la sécurité. Mais les documents de Snowden ont montré comment la NSA allait jusqu’à introduire des portes dérobées dans le code pour se laisser une marge d’action. Sans aller jusqu’à en créer, il suffit qu’elle détecte des failles et qu’elle en garde les détails.
Ces deux facettes intimement liées impliquent que la NSA garde un œil sur presque tout, expliquant notamment pourquoi elle dispose de budgets colossaux. En plus de ses différents programmes de surveillance (dont le plus connu est sans doute Prism), elle suit l’évolution de la technologie et des usages. Les objets connectés, qui sont bien loin d’avoir révélé leur plein potentiel, font partie des pistes actuellement explorées.
Cauchemar et aubaine
Comme le rapporte The Intercept, c’est le directeur adjoint de l’agence, Richard Ledgett, qui l’a confirmé vendredi dernier lors d’une conférence à Washington sur la technologie militaire. Mais il s’agit d’un domaine très vaste, regroupant des secteurs très différents. Aussi, interrogé sur la possibilité de suivre toutes les évolutions, Ledgett confirme, ajoutant que même les petits équipements biomédicaux connectés sont examinés.
Le directeur adjoint précise cependant que cet intérêt se fait pour l’instant « du point de vue de la recherche ». Comprendre que l’agence étudie ces objets pour savoir comment ils fonctionnent. Le vrai problème pour la NSA est le nombre toujours croissant de ces appareils. Interrogé d’ailleurs si l’ensemble des objets connectés serait « un cauchemar de sécurité ou une aubaine pour les données de renseignement », Ledgett a confirmé : « Les deux ».
La NSA insiste : elle ne peut pas être partout
Le responsable a tenu en effet à torpiller une « croyance » populaire : la NSA n’est pas sur tous les fronts au point de savoir exploiter le moindre appareil tombant entre ses mains. Elle doit ainsi faire des choix et définir des priorités, et ces dernières sont toujours régies par les technologies utilisées par les cibles. Il explique cependant qu’un tel foisonnement est à la fois un défi et une opportunité : « Mon travail étant de pénétrer les réseaux des gens, la complexité est mon amie. La première fois que vous mettez à jour un logiciel, vous introduisez des vulnérabilités, ou bien des variables ». On en revient alors à la quête perpétuelle des failles à exploiter.
Point intéressant, le directeur adjoint a rebondi sur ce sujet pour revenir à l’affaire San Bernardino, dans laquelle Apple et le FBI se sont affrontés autour d’un iPhone 5c récalcitrant. La NSA avait été critiquée pour ne pas avoir aidé le Bureau dans sa volonté de percer la sécurité du smartphone. Pour Ledgett, l’explication est simple : l’agence n’avait tout simplement pas investi de ressources dans l’examen de ce modèle en particulier. « Nous ne nous occupons pas de tous les téléphones, ou de toutes les variations d’un téléphone. Si nous n’avons pas un méchant qui l’utilise, on ne le fait pas ».
De simples données complémentaires ?
Dans un cadre de suivi des « méchants », les objets connectés pourraient se révéler de précieux atouts, mais ils sont pour l’instant vus comme d’éventuels compléments. The Intercept rappelle que dans une lettre envoyée début mai au sénateur Ron Wyden, le Bureau national du renseignement avait indiqué que les données issues « d’un réfrigérateur, d’une machine à laver ou d’un jouet pour enfant » ne pourront jamais remplacer le contenu des communications dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Pour autant – et il s’agit une nouvelle fois du travail à deux facettes de la NSA – Ledgett confirme que la recherche actuelle faite sur les objets connectés doit servir également à protéger. Les smartphones personnels ne sont pas autorisés dans les locaux, mais que se passera-t-il quand un employé aura pour la première fois un appareil médical connecté, comme un pacemaker ? Le responsable l’avoue : « Nous n’avons pas encore résolu ce problème ».
La NSA ne devrait en tout cas pas manquer d’opportunités sur les objets connectés. Leur nombre grandit rapidement et de nombreuses inquiétudes se sont déjà manifestées sur la sécurité de l’ensemble. L’agence ne devrait donc avoir qu’à se baisser pour en cueillir.




