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Loi travail : « La CGT pourra dire qu’elle a résisté »
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La rencontre entre la ministre du travail Myriam El Khomri et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, n’a pas permis de sortir du statu-quo entre les deux parties.
Entretien avec Jean-Marie Pernot, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Le spécialiste des syndicats estime que la centrale de Montreuil ne fera pas forcément les frais d’un échec de la mobilisation.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, et Myriam El Khomri, ministre du travail, sortant de leur réunion le 17 juin. / /AP
La Croix : La ministre du Travail et le secrétaire général de la CGT ont réaffirmé leurs désaccords persistants sur la loi travail vendredi 17 juin à l’issue de leur rencontre. Le gouvernement ne retirera pas les articles qui fâchent la CGT et pourtant Philippe Martinez, son numéro un, semble chercher l’apaisement. C’est le début de la fin ?
Jean-Marie Pernot : Cela fait plusieurs jours que Philippe Martinez a envie de calmer le jeu et qu’il tient des propos apaisants pour sortir de la crise. Celle-ci a commencé en mars et même si le gouvernement a misé sur son isolement, la CGT a prouvé qu’elle conservait une forte capacité de mobilisation.
Certes, il y a en tout sept syndicats engagés dans la protestation contre la loi El Khomri mais c’est elle qui se trouve en première ligne parce que c’est la plus importante et la plus en vue d’entre eux. Aujourd’hui pourtant, la situation est au statu-quo et ce mouvement de protestation débouchera probablement sur un échec.
Pourquoi appeler encore à manifester les 23 et 28 juin prochains si l’échec semble inéluctable ?
J-M P : En effet, Philippe Martinez choisit de continuer la protestation sachant qu’il n’y a rien au bout. Sa difficulté est de trouver une porte de sortie et pour le moment, le gouvernement ne lui en donne pas. Dans ce contexte, il est difficile pour lui d’arrêter le mouvement.
Ceci étant dit, un mouvement social ne fonctionne pas sur la logique du presse-bouton. Il ne se déclenche ni se s’arrête par décret. Un mouvement social a toujours une certaine autonomie, et souvent les syndicats l’encadrent davantage qu’ils l’impulsent. En sens inverse, si Philippe Martinez avait lancé un appel à la grève générale, il n’aurait pas mécaniquement été suivi d’effet. D’ailleurs, même Force ouvrière a cessé de lancer de tels appels.
Les prochaines manifestations annoncées peuvent aussi être une manière de scénariser la sortie de crise. On l’a vu en 2003, quand un cortège a battu le pavé une dernière fois, alors même que la réforme des retraites avait fini par être actée après des semaines de protestations.
Que peut-il se passer alors ?
J-M P : Il faut rester très prudent car nous n’avons pas encore tous les éléments en main. En particulier, que se passera-t-il si la manifestation est interdite mais que certains bravent cette interdiction ; que se passera-t-il quand le texte reviendra à l’Assemblée en deuxième lecture d’ici juillet...
Néanmoins il est très probable Philippe Martinez finira par dire à ses troupes : « Nous avons fait notre travail, nous avons résisté et nous avons échoué. Mais le gouvernement le paiera plus tard car nous nous en souviendrons pour la présidentielle. »
Lui, Philippe Martinez, n’en fera pas forcément les frais. En effet, ces circonstances lui ont apporté une certaine crédibilité et une légitimité, alors qu’à son arrivée, on parlait surtout des crises internes de sa centrale syndicale. Là, il pourra dire qu’il a résisté et il incarne désormais un refus de plier pour beaucoup. Et la rentrée et l’automne apporteront leur lot de nouveaux conflits potentiels.
Recueilli par Marie Dancer




