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Turquie - Échec du coup d’état anti-Erdogan
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(Mediapart)
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Des partisans d'Erdogan sont assis sur un tank à Ankara, afin de défendre le gouvernement. © Tumay Berkin/Reuters
Après une nuit de violence et d'incertitude, et plus de soixante morts, le gouvernement turc semble avoir repris le contrôle du pouvoir aux militaires putschistes qui ont tenté de le renverser. Mais la situation reste tendue à Istanbul.
Samedi matin 16 juillet, à l’heure où le soleil se levait sur le Bosphore – et donc sur l’Europe – le président turc Recep Tayyip Erdogan semblait avoir repris le dessus sur le coup d’État militaire qui avait tenté de le chasser du pouvoir vendredi soir, après une nuit de violences qui aurait causé la mort d’au moins soixante personnes. Après s’être réfugié sur les bords de la mer Égée durant une partie de la nuit, Erdogan est retourné à Istanbul samedi matin. Il a été accueilli à l’aéroport par une foule de ses supporters qui est parvenue à briser l’encerclement militaire de l’aérodrome.
« La Turquie possède un gouvernement démocratiquement élu et un président », s’est empressé de déclarer le chef de l’État après son retour. « Nous contrôlons la situation et nous exercerons notre pouvoir jusqu’au bout. Nous n’abandonnerons pas notre pays à ces envahisseurs. Tout ceci va bien se terminer. » Le premier ministre Binyali Yildirim, qui était celui à avoir alerté sur la tentative de coup d’État en cours vendredi 15 juillet au soir, s’est exprimé de son côté en annonçant l’arrestation d’au moins 750 officiers rebelles capturés par des soldats restés loyaux au gouvernement. Il a promis que toute avion ou hélicoptère qui serait aux mains des putschistes serait immédiatement abattu. Durant la nuit, des images avaient montré un hélicoptère rebelle en train de tirer sur l’immeuble des services de renseignement militaire turcs.
Erdogan s'adressant à la presse après être revenu à Istanbul
D’autres images, images diffusées samedi matin sur différentes télévisions, montraient également des policiers en train d’arrêter des militaires qui avaient pris place sur la grande place stambouliote, Taksim, la veille au soir. Ces soldats s’étaient également emparés d’une chaîne de télévision, désormais revenue aux mains des loyalistes. À six heures du matin (cinq heures à Paris), les deux aéroports d’Istanbul, ainsi qu’un des grands ponts traversant le Bosphore, étaient rouverts, après avoir été fermés pendant la nuit.
Ce retournement de situation, par rapport au début du coup d’État lorsque une partie de l’armée s’était emparé d’un certains nombre de points stratégiques à Istanbul et à Ankara, la capitale politique, semble être dû à la mobilisation des supporters du président Erdogan et de son gouvernement. Ces derniers les avaient appelé à descendre dans la rue pour défendre la démocratie. Cette exhortation a visiblement été entendue puisque des foules entières ont défié le couvre-feu imposé par les putschistes et se sont mises à encercler des véhicules militaires et à tenter de brises des barrages, souvent au péril de leurs vies.
Au lever du jour, les caméras de télévision découvraient des images de cadavres dans les rues et de destructions dans Istanbul et autour du Parlement à Ankara. D’après plusieurs descriptions circulant sur les médias turcs un grand nombre de personnes seraient mortes après que des obus de tanks aient été tirés sur les partisans du gouvernement. Par ailleurs, la situation ne semblait pas complètement stabilisée dans le centre d’Istanbul où il y avait encore des coups de feu. Les putschistes, qui se sont regroupés sous le nom « Le mouvement de la paix à la maison », ont même publié un communique de presse pour annoncer leur intention de continuer à se battre.
Les auteurs du coup d’Etat, une faction d’officiers, n’ont pas non plus reçu le soutien de l’opposition, qui critique pourtant régulièrement la dérive autocratique d’Erdogan. Le HDP, (le parti démocratique du peuple), issu de la mouvance kurde et l’un des plus critiques du président a publié un communiqué pour défendre ce dernier en expliquant que « la seule solution passe par la politique et la démocratie ».
De manière assez classique, le gouvernement et ses fidèles ont désigné la mouvance du rival historique d’Erdogan, Fethulla Gülen, comme l’inspirateur et le responsable de ce soulèvement militaire. Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis, a répondu par un communiqué : « Je condamne, dans les termes les plus forts, cette tentative de coup militaire en Turquie. Le gouvernement doit être conquis par un processus d’élections libres et équitables, et non pas par la force. Ayant souffert sous de multiples coups militaires durant les cinq dernières décennies, je trouve cela particulièrement insultant d’être accusé d’avoir le moindre lien avec une telle tentative. »




