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Répression anti-syndicale: analyser et riposter
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5907
Documenter les pratiques de répression contre les syndicats et les syndicalistes est un enjeu du combat syndical car les médias, excepté quelques uns comme l’Humanité ou Bastamag, n’enquêtent pas et ne rendent pas compte de ces faits. Quant à l’Etat, les administrations policières et judiciaires refusent de considérer ce problème comme un enjeu d’intervention publique, quand elles ne participent pas tout bonnement à le légitimer. Il est pourtant établi aujourd’hui, notamment par l’Observatoire de la répression et de la discrimination syndicales, que ces faits sont nombreux, loin d’être anecdotiques et qu’ils freinent la syndicalisation et la capacité des salariés à s’organiser et se défendre. Alors que les gouvernements successifs prétendent voter des lois pour renforcer la « démocratie sociale », le non respect des libertés collectives et syndicales est fréquent et fait système dans les entreprises, parfois dans les administrations et services publics. Ces pratiques sont variées, allant de mesures répressives avérées (licenciements, discrimination salariale, etc.) à des tactiques moins visibles de harcèlement, d’entrave, de sanctions visant à contourner, dissuader et même parfois éradiquer l’action syndicale. Pas toutes les formes d’action syndicales. Le plus souvent les plus combatives et revendicatives, quelque soit d’ailleurs l’étiquette syndicale.
Le récit d’un syndicaliste dans la restauration rapide – Flunch – illustre les différentes stratégies patronales, propres à ce secteur d’activité, pour freiner et empêcher l’action syndicale. Le cas des Goodyear et de la condamnation de militants CGT suite à une grève avec séquestration, particulièrement médiatique, démontre que trop souvent les pratiques patronales antisyndicales sont prolongées par la criminalisation des syndicalistes par l’Etat et des juges mal formés aux questions sociales et syndicales. En réponse, deux papiers proposent des exemples de luttes contre ces pratiques antisyndicales en puisant à l’étranger. Le premier montre comment des salariés, immigrés et peu qualifiés, de petites entreprises américaines (restauration, nettoyage, commerce), où les syndicats ne sont pas présents, se sont organisés en comité pour mener des campagnes visant à faire appliquer le droit du travail dans ces entreprises. Solidarité populaire et communautaire, entraide entre salariés, action juridique, campagnes de médiatisation permettent de remporter des victoires et de « vaincre la peur ». Enfin, un détour par l’Allemagne illustre une autre forme de lutte : celle qui consiste à dénoncer, par le scandale et par des actions symboliques, les experts et consultants patronaux qui les forment à entraver et réprimer l’action syndicale. Face aux pratiques antisyndicales, des ripostes existent. Il faut les partager entre syndicalistes.




