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Calais: le Royaume-Uni finance la construction d’un mur anti-migrants
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
IMMIGRATION - A Calais, un mur anti-intrusion va bientôt sortir de terre pour empêcher les migrants de grimper sur les camions à destination du Royaume-Uni. Et c'est l'Etat britannique qui finance le projet.
Le mur végétalisé de quatre mètres de haut et un kilomètre de long sera construit le long de la route nationale qui conduit au port de Calais, la RN 216. "Nous allons commencer la construction de ce grand mur très bientôt, a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Immigration Robert Goodwill au Parlement. Nous avons construit des clôtures, désormais nous construisons un mur."
L'ouvrage est destiné à empêcher les milliers de migrants originaires d'Afghanistan, d'Irak ou du Soudan qui affluent à Calais pour tenter de traverser la Manche de s'introduire sur la rocade portuaire et de grimper sur les camions en route vers le Royaume-Uni.
Selon les autorités, ils sont aujourd'hui 6 900 dans le camp surnommé la "Jungle", mais des associations évoquent plus de 9.000 réfugiés, dont 900 mineurs isolés.
De nombreuses critiques
Le projet a suscité de nombreuses critiques au Royaume-Uni. La députée des Verts, Caroline Lucas, a qualifié le mur de "monstrueux". Le collectif Citizens a demandé à ce que l'argent dépensé soit plutôt utilisé pour faire venir des mineurs bloqués à Calais ayant de la famille au Royaume-Uni.
Sur les réseaux sociaux aussi, les internautes vilipendent. Certains osent la comparaison avec le mur que le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, promet d'ériger le long de la frontière avec le Mexique.
2,7 millions d'euros
Le patron des routiers britanniques, Richard Burnett, lui, dénonce un gaspillage de l'argent du contribuable. Car ériger un tel mur a un coût, et pas des moindres : 2,7 millions d'euros.
Un chantier financé par le Royaume-Uni et construit par les services français de la Direction interdépartementale des routes (DIR). "Les travaux, qui toucheront la circulation, vont avoir lieu de septembre à décembre", a indiqué mercredi une porte-parole de la DIR du Nord à l'AFP.
La maire de Calais dubitative
En France aussi, la construction d'un tel mur ne fait pas l'unanimité. La maire de Calais, Natacha Bouchart, réagit sur LCI : "Du fait du démantèlement de la Jungle de Calais, le mur n'est plus vraiment une urgence. Opérons le démantelement et voyons s'il faut investir de l'argent dans ce mur. Le dispositif proposé sera peut-être suffisan.t"




