Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- États-Unis : de l’explosion des inégalités économiques à la crise de la reproduction sociale (02/09)
- Septembre chaud (01/09)
- NON à la candidature Roussel, OUI à l’alliance de la gauche radicale ! (01/09)
- Lordon : Le frigo, l’euro et le plan B (31/08)
- 5 rapporteurs spéciaux de l’ONU dénoncent le harcèlement judiciaire et politique subi par Rima Hassan (31/08)
- Marine Le Pen peut-elle encore perdre l’élection présidentielle ? (31/08)
- Après le Liban, Netanyahou veut-il porter la guerre en Syrie ? (31/08)
- Les Islandais rejettent une reprise des négociations d’adhésion à l’UE (31/08)
- Chantage à l’exil fiscal : pourquoi les plus fortunés ne quittent presque jamais la France (30/08)
- Manuel Bompard, invité du Grand Jury dimanche (30/08)
- Mouvement anti-CPE en 2006 : comment et pourquoi a-t-il éclaté ? (29/08)
- Combiner les théories féministes de la reproduction et l’économie : les modes de reproduction (29/08)
- Le Berger d’Alep, de Stéphanie PEREZ (27/08)
- "2027: peut-on encore y croire?" avec Rémi Lefebvre, Aude Lancelin et Harold Bernat (27/08)
- Le grand fossé de l’accès aux soins en France : quand la santé devient un privilège (26/08)
- BRICS : le mythe d’une alternative pour le Sud global (26/08)
- Est-ce la fin du socialisme à Cuba ? (24/08)
- Noël Godin, le comique belge et célèbre "entarteur", est mort à l’âge de 80 ans (24/08)
- Débat autour du livre "L’État et la révolution citoyenne" aux Amfis (23/08)
- Meeting de Mélenchon aux Amfis (23/08)
- La forêt de Fontainebleau : une construction millénaire de la Nature (21/08)
- Découvrir Althusser, par Panagiotis Sotiris (21/08)
- La France insoumise peut gagner, avec Manuel Cervera-Marzal (21/08)
- Grand entretien avec Frédéric Lordon | Amfis2026 (21/08)
- Dans les coulisses de la présidentielle - Le chemin de la victoire (20/08)
Liens
La Grande-Bretagne veut développer les lycées publics sélectifs
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Deux mois seulement après son entrée en fonction, la première ministre britannique, Theresa May, a décidé de s’attaquer à un dossier auquel aucun gouvernement n’a osé toucher depuis près de deux décennies. Elle a annoncé, vendredi 9 septembre, qu’elle compte lever l’interdiction d’ouvrir de nouvellesgrammar schools – lycées publics qui fonctionnent exclusivement sur le principe de la sélection des meilleurs élèves –, contrairement aux comprehensive schools, le lycée public général.
Cette interdiction avait été décidée en 1998 par le premier ministre travailliste Tony Blair, gelant ainsi le nombre de grammar schools à 163. Une mesure « dogmatique et idéologique », qui a joué en défaveur d’enfants issus de milieux pauvres, qui ne peuvent envisager le système privé, a dénoncé la nouvelle cheffe du gouvernement. Dans son premier grand discours consacré à la politiqueintérieure, Mme May a expliqué vouloir développer ces lycées pour promouvoir « la méritocratie » et offrir « de meilleures chances aux gens ordinaires issus de la classe ouvrière ».
Sous-représentation des enfants issus de milieux défavorisés
Opportunité d’une excellente éducation sans passer par le privé, les grammar schools sont très critiquées pour leur élitisme. Les enfants dont les parents peuvent payer des cours privés pour préparer l’examen d’entrée sont favorisés, tandis que de nombreuses statistiques confirment que les enfants issus de milieux défavorisés sont sous-représentés. Seulement 3 % des élèves des grammar schools ont des ressources ouvrant droit à la gratuité de la cantine, alors que la moyenne nationale est de 14 %.
L’annonce a fait l’effet d’une petite bombe, l’ensemble des médias y voyant une révolution dans l’éducation. Le Parti travailliste a estimé que cette réforme allaitcreuser encore un peu plus les inégalités. La question divise même le Parti conservateur ; ce qui pourrait remettre en cause l’adoption de la réforme lorsqu’elle arrivera devant le Parlement, où les tories ne disposent que d’une courte majorité.




