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Tomas BORGE, fondateur du Front Sandiniste est mort
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
AFP-MANAGUA — Le commandant Tomas Borge, cofondateur du mouvement de guérilla Front sandiniste de libération nationale (FSLN), aujourd’hui de nouveau au pouvoir au Nicaragua, est mort lundi à 81 ans, et le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours.
Il avait été hospitalisé pendant près d’un mois à cause de complications pulmonaires post opératoires.
"Le commandant Tomas Borge est arrivé au terme de sa vie terrestre, sa fertile vie révolutionnaire", a annoncé "avec une profonde douleur" l’épouse du président nicaraguayen Daniel Ortega, Rosario Murillo, qui est porte-parole du gouvernement, à la Radio Ya (officielle).
Le président Ortega a décrété trois jours de deuil national. Une veillée funèbre devait être organisée mardi au Palais national, bâtiment historique qui donne sur la place de la Révolution, à Managua, a indiqué Mme Murillo sans préciser la date des funérailles.
Borge est mort à l’hôpital militaire Davila Bolanos de Managua, où il avait subi le 6 avril une intervention chirurgicale du thorax à la suite d’une affection pulmonaire qui s’est aggravée après l’opération en raison de son âge et de complications dues à son diabète.
Le commandant Borge était le seul des fondateurs du Front sandiniste —créé en 1961— à avoir survécu à l’insurrection lancée par le mouvement de guérilla en 1979 contre la dynastie dictatoriale des Somoza, qui a gouverné pendant 45 ans le Nicaragua.
Membre de la direction nationale du FSLN qui a présidé au processus révolutionnaire après la chute de Somoza, il fut un redouté ministre de l’Intérieur pendant les 10 ans du premier gouvernement sandiniste (1979-1990).
"Tomas est de ces morts qui ne mourront jamais", car il restera dans la mémoire révolutionnaire, celle du Front sandiniste, et "dans le coeur du Nicaragua heureux et libre" a déclaré Mme Murillo la voix brisée par l’émotion.
Borge fut l’un des rares commandants de la guérilla qui a soutenu Ortega, quand le Front —très divisé— s’est retrouvé dans l’opposition avant de revenir au pouvoir en 2007.
Au moment de sa mort, Borge, considéré comme le plus dogmatique et le plus radical des dirigeants sandinistes exerçait les fonctions de secrétaire national adjoint du FSLN et d’ambassadeur au Pérou et en Equateur. Aux élections de 2011, il avait été élu député.
Né le 12 août 1930 à Matagalpa (nord), il adhéra dans sa jeunesse au combat contre la dictature somoziste et créa le FSLN en 1961 avec Carlos Fonseca Amador, en s’inspirant du patriotisme du leader paysan Augusto César Sandino, assassiné en 1934 sur l’ordre d’Anastasio Somoza.
Ayant reçu une formation militaire à Cuba quand il participait à la guérilla, une fois les sandinistes au pouvoir, il a organisé le ministère de l’Intérieur en s’appuyant sur un service de renseignement et des troupes d’élite, qui bénéficiaient de l’appui de conseillers cubains.
Mariée à la péruvienne Marcela Perez, il eut avec elle trois de ses six enfants, dont l’un adopté après la mort au combat de son père, un dirigeant de la guérilla.
Borge sera inhumé aux côtés de Carlos Fonseca, qui repose dans un petit mausolée, dans un coin de la place de la Révolution, a précisé Mme Murillo.




