Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Comment sortir du capitalisme ? (14/09)
- Où vivent les plus pauvres ? (14/09)
- Solidarité avec la Palestine : France TV censure Adèle Haenel (12/09)
- La fabrique du mensonge et de la colère - Denis Robert (12/09)
- Les rebelles houthis du Yémen s’emparent de l’ensemble de la côte bordant la mer Rouge, dont le détroit stratégique de Bab el-Mandeb (12/09)
- Abel Quentin et son "appel citoyen à légitime défense" contre l’IA (11/09)
- Penser la dégradation du travail avec Harry Braverman (11/09)
- Lordon : Dollar détonateur ? (11/09)
- Matinale de France Info avec Clémence Guetté (11/09)
- Communiqué SNJ - CGT des journalistes de BFM (11/09)
- Recension de "Le capitalisme contre la mondialisation" de Benjamin Bürbaumer (10/09)
- Le "retournement de tendance" en Ukraine ne correspond pas "à la réalité militaire" (10/09)
- Michael Roberts : Contrôler ou remplacer le capitalisme ? (10/09)
- Deux matérialismes pour une histoire de la musique (10/09)
- Mathilde Panot au grand oral de BFMTV (06/09)
- "ON NE POURRA PAS TOUT SAUVER" : préparez-vous à choisir - Jean-Marc Jancovici (06/09)
- Mélenchon à la GRande Braderie de Lille (05/09)
- Lordon : IA, le mur (04/09)
- À QUOI RESSEMBLERAIT LE MONDE SANS CAPITALISME ? (04/09)
- Manu Bompard sur France Info ce vendredi (04/09)
- Les deux racismes qui ont assassiné Jason Arday (04/09)
- États-Unis : de l’explosion des inégalités économiques à la crise de la reproduction sociale (02/09)
- Septembre chaud (01/09)
- NON à la candidature Roussel, OUI à l’alliance de la gauche radicale ! (01/09)
- Lordon : Le frigo, l’euro et le plan B (31/08)
Liens
En Hongrie, l’extrême-droite menace la politique antimigrants d’Orban
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le premier ministre hongrois Viktor Orban n’abandonne pas sa bataille contre les institutions européennes. Mardi 8 novembre, il demande à son Parlement d’inscriresa politique hostile aux demandeurs d’asile dans la Constitution.
Il pourrait toutefois être mis en difficulté dans ce vote qui exige une majorité renforcée. Le Fidesz de M. Orban ne bénéficie plus de la majorité des deux tiers requise pour ce type de requête et il a besoin de l’appui d’autres groupes.
Or, le puissant parti d’extrême droite Jobbik semble décidé à négocier chèrement son soutien à la révision de la loi fondamentale que le dirigeant souverainiste veutfaire adopter pour rendre illégale, en droit hongrois, la relocalisation par l’UE de réfugiés dans le pays.
Un vote du parlement hongrois dont « le résultat n’est pas joué à l’avance »constitue une première en six ans de gouvernement Orban, estime le site d’information indépendant Index.hu. Un rejet de l’amendement serait également un camouflet législatif pour le chef de l’exécutif.
L’initiative a été prise par le premier ministre dans la foulée de son référendum invalidé contre le mécanisme européen de répartition des réfugiés, début octobre. Alors que cette consultation n’a pas atteint le quorum nécessaire pour avoir force légale – 50 % des inscrits –, le premier ministre y voit cependant un plébiscite pour sa politique antimigrants car le « non » aux réinstallations de réfugiés a recueilli 98,3 % des voix exprimées.
Le Fidesz compte 131 parlementaires avec ses alliés chrétiens-démocrates, et il lui manque deux voix pour obtenir la majorité des deux tiers requise à cet effet. Alors que les 38 députés des partis de gauche ne soutiendront pas l’amendement, les 24 députés du Jobbik, qui partagent l’hostilité du gouvernement vis-à-vis des étrangers, ont trouvé une occasion inespérée de faire pression sur la majorité.
Ne pas céder au « chantage »
Comme préalable à son soutien, le dirigeant du Jobbik Gabor Vona exige que le gouvernement cesse d’accorder des permis de résidence aux riches investisseurs extra-européens. Depuis 2013, la Hongrie a émis plus de 10 000 obligations d’Etat, d’une valeur nominale de 300 000 euros, ouvrant droit à un permis de résidence et à la possibilité de voyager au sein de l’espace Schengen. La plupart d’entre elles ont été acquises par des Russes, des Chinois et ressortissants de pays du Moyen-Orient.
Ce régime est vigoureusement combattu par le Jobbik, qui estime notamment qu’il représente un danger pour la sécurité de l’Etat : « Ni les riches migrants, ni les riches terroristes ne doivent pouvoir venir [en Hongrie] », a souligné M. Vona récemment.
M. Orban a semblé d’abord pris au dépourvu par cette bravade, disant qu’il « allait envisager » la suggestion du parti, avant de déclarer qu’il « ne voulait pas céder au chantage ». Le gouvernement a ensuite bâti une ligne de défense consistant àaccuser l’extrême droite de sacrifier l’intérêt national – le vote de l’amendement – pour des motifs politiciens.
Le projet d’amendement constitutionnel établit que « les populations étrangères ne peuvent pas être réinstallées en Hongrie » et que les ressortissants de pays tiers à l’Union européenne ne peuvent y vivre que sur la base de requêtes individuelles, examinées par les autorités.
Le premier ministre, qui depuis deux ans n’a cessé d’amplifier une campagne aux accents xénophobes contre l’immigration extra-européenne, refuse d’accueillir les 2 300 demandeurs d’asile qui lui sont dévolus dans le cadre du plan européen de répartition dans l’UE de 160 000 demandeurs d’asile adopté par les 28, il y a un an.




