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L’Association des profs d’histoire-géo répond à Fillon
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Clovis et Voltaire ne figurent plus dans les cours d’histoire prodigués à l’école selonFrançois Fillon. Ces déclarations ont fait bondir les enseignants et les historiens, qui regrettent « l’inopportune sollicitude » de candidats qui n’ont souvent « jamais lu les programmes ».
« Dans la liste de la dernière instruction donnée par l’inspection générale, on a enlevé Clovis, Jeanne d’Arc. Même Voltaire et Rousseau ne sont plus au programme », a déclaré jeudi soir le candidat à la primaire de la droite François Fillon lors du débat de l’entre-deux tours.
Clovis, Charlemagne, Voltaire, Rousseau et Jeanne d’Arc bien au programme
Les rédacteurs des nouveaux programmes, entrés en vigueur cette rentrée, sont « des idéologues », qui choisissent « dans le secret de l’inspection générale », « des dates, des moments, des hommes qui correspondent à l’idéologie » qu’ils défendent, selon l’ancien ministre de l’Education (2004-2005).
« Il suffit de regarder les programmes, ils accordent tous une place importante à l’histoire de France », même si « laisser une place au monde, notamment dans le secondaire, est une tradition française qui remonte au moins aux manuels Lavisse (fin 19e, première moitié 20e siècles) », réagit Patrick Garcia, historien et professeur à l’université de Cergy-Pontoise.
Clovis et Charlemagne figurent dans le programme actuel du CM1, « les principaux épisodes de la vie de Jeanne d’Arc et le récit de ses actions » sont inscrits dans les documents d’accompagnement des enseignants, là encore pour le CM1. Voltaire et Rousseau sont étudiés en classe de 4e, dans le chapitre « Expansions, lumières et révolutions » au 18e siècle.
Des « affirmations péremptoires »
« Etrangement, à chaque campagne électorale, des candidats se penchent avec une dérangeante et inopportune sollicitude sur l’enseignement de l’histoire », note, un brin acide, la très pondérée Association des professeurs d’histoire et géographie (APHG).
Des « déclarations à l’emporte-pièce », des « affirmations péremptoires », des « références à un passé qui n’est plus d’actualité, d’autant plus malvenues que ces nouveaux procureurs n’ont la plupart du temps jamais lu les programmes », s’agacent Hubert Tison et Christine Guimonnet, de l’APHG, dans une tribune publiée par France Info.
Au « récit national » prôné par François Fillon, l’APHG répond qu’un « récit » ne peut être « que celui qui prend en compte tous les acteurs de cette histoire et tous ses aspects, les moments où la France est du côté du progrès comme ceux où elle vit des heures sombres », allusion aux appels de personnalités politiques à présenter une histoire « non culpabilisatrice ».
Vallaud-Belkacem répond aussi à Fillon
François Fillon souhaite confier l’élaboration des programmes d’histoire à « des académiciens, des historiens ». Patricia Legris, historienne à l’université Rennes 2, s’interroge sur la présence d’académiciens, « spécialistes avant tout de la langue française ». Quant aux historiens, ils ont toujours fait partie des comités élaborant les programmes, note l’historienne, qui a consacré sa thèse à ce sujet.
« La référence des programmes ne peut pas être la majorité politique du moment. Les programmes mis au point sous le mandat Sarkozy n’étaient pas plus sarkozystes que les précédents chiraquiens et ceux d’aujourd’hui hollandais », déclare Patrick Garcia, co-auteur de L’enseignement de l’histoire en France de l’Ancien Régime à nos jours.
La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem à elle demandé à François Fillon de dire « d’abord comment il fait pour enseigner l’histoire aux 12 millions d’élèves français avec 500.000 fonctionnaires de moins ». « Et moi, je lui dirai pourquoi il ne doit pas s’inquiéter de la présence de Clovis dans les programmes », a-t-elle répliqué vendredi.




