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Après la Guadeloupe, la Nouvelle-Calédonie menace de se mobiliser contre la vie chère
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Une intersyndicale néo-calédonienne contre la vie chère a menacé, mardi 14 mai, de reprendre ses actions de terrain si des mesures "emblématiques" n'étaient pas décidées par le gouvernement local d'ici à la fin mai.
"Nous souhaitons la signature d'accords économiques et sociaux et avons donné au gouvernement un ultimatum au 31 mai. Si rien n'est signé, on reviendra sur le terrain", a déclaré Didier Guénant-Jeanson, leader de l'Union syndicale des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (Usoenc).
Il y a un an, quelque vingt-mille personnes étaient descendues dans la rue à l'appel de l'intersyndicale, qui regroupe la majorité des salariés de l'archipel. Une commission "spéciale vie chère" a ensuite été mise en place au Congrès, et un préambule définissant les grands axes de futurs accords a été signé.
"MESURETTES"
Pour le leader de l'Usoenc, "un travail de fond énorme est en cours. On veut réformer l'économie de comptoir du pays. Nous ne voulons plus de mesurettes, mais des mesures emblématiques", a-t-il également prévenu.
Si les membres de l'intersyndicale ont affirmé qu'un certain nombre de sujets étaient prêts, comme la taxation des plus-values immobilières, la création d'une tranche supplémentaire d'imposition à 50 % et le relèvement de la taxation des dividendes "de seulement 13 % actuellement", ils réclament en outre un blocage des prix, six mois avant et un an après, l'entrée en vigueur de la taxe générale sur les activités (TGA), prévue au 1er janvier 2013.
Outre la TGA, l'exécutif local a déja adopté une série de mesures visant à améliorer le pouvoir d'achat, tel que le revenu minimum vieillesse, le gel des loyers ou une baisse des prix du transport aérien intérieur. Plusieurs études sont toutefois encore en cours, comme une mission de l'Autorité de la concurrence.
"GUÉRILLA SOCIALE"
Cette menace intervient quelques jours après le lancement, la semaine dernière, d'une grève illimitée par le collectif LKP contre "la vie chère" et la "pwofitasyon". Cependant, celle-ci n'a pas provoqué la mobilisation attendue, le LKP ayant appelé dès le lendemain à une amplification du mouvement. Au deuxième jour de grève, vendredi, aucun impact particulier n'avait été constaté sur l'activité économique de l'île.
Comme en Nouvelle-Calédonie, il s'agit de revendiquer l'application immédiate de la clause de convertibilité de l'accord contre la "vie chère" (Bino), qui avait mis fin en 2009 à la crise sociale et prévoyait à partir de mars le versement d'une prime de 200 euros par les entreprises.
Loin de se décourager, le collectif d'organisations syndicales, politiques et culturelles guadeloupéen organise, depuis le 10 mai, dans des entreprises de distribution (Millénis, Carrefour, Leader Price) des opérations coup de poing, suivant une stratégie dite de "guérilla sociale", rapporte le site d'informations Carib Creole News.




