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Le Rojava et la désinformation: le rapport au régime
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Cet article est le deuxième d'une série de 8 épisodes qui traite de la désinformation, fort de mon expérience de terrain au Kurdistan, principalement au Rojava, et de mes contacts sur place. Je cherche à fournir une information alternative sur le Rojava, et le conflit syrien. dans cette partie, j'analyse les rapports entre le Rojava et le régime.
« Le PYD est allié au régime de Damas »
Cette allégation émane le plus souvent de l'opposition islamiste. Elle est le principal argument pour empêcher une délégation indépendante du Rojava à participer aux négociations internationales pour un processus de paix. Elle accuse le PYD de collaborer avec le régime syrien et d'en être le cheval de Troie. Notamment pendant la bataille d'Alep où ils sont accusés par les rebelles islamistes, les mêmes qui les bombardent depuis des années, d'avoir collaboré avec le régime. Pour en rajouter le régime ne dément pas et entretient la confusion. Les YPG/YPJ démentant toute alliance ou opération militaire commune avec le régime.
Le PYD et le régime évitent la confrontation mais ne sont pas alliés pour autant. Les deux forces sont contraintes à la négociation. Le PYD se défend d'être du côté de ceux qui reconnaissent l'autonomie des régions kurdes. Toutes les factions armées de Syrie ont refusé. Par conséquent, ils ont évité les combats jusqu'à l'été 2013. A ce moment, une campagne militaire est lancée par les rebelles islamistes syriens à majorité arabes sunnites contre les régions kurdes. Les kurdes ne voulant pas à la fois combattre le régime et les rebelles, ont entamé une politique de détente avec le régime pour éviter de multiplier les fronts.
Les rebelles arguent que les fonctionnaires des régions kurdes sont toujours payés par le régime et que le PYD achète des armes aux régimes omettant de préciser que c'est le fonctionnement général dans de nombreuses régions rebelles où les fonctionnaires continuent d'être payés et où le régime fournit des munitions à certains groupes rebelles pour accentuer les divisions. En réalité le dossier est vide et toutes les accusations qui sont lancé par ces groupes peuvent leur être opposées.
Par ailleurs, le régime a opprimé les kurdes de façon systématique depuis des décennies, leur retirant leur nationalité ; s'ils étaient surpris à parler kurde, ils étaient dénoncés. Il y avait des centaines de milliers de kurdes apatrides en Syrie. La colonisation des régions kurdes par les arabes sunnites fit d'énorme dégât avec de nombreuses spoliations de terres, meurtres et autre horreurs. Les kurdes étaient de loin la minorité la plus oppressées de la Syrie, dont le régime souhaitait l'assimilation ou la destruction sur le long terme.
L'isolement du PYD au plan national et international l'a poussé à faire des compromis avec le régime, des accords par à-coups, souvent arraché dans le sang. Les combats meurtriers opposant le régime aux régions autonomes à majorité kurde.
A l’été 2013 le régime a attaqué le quartier de Cheikh Maqsoud dans une offensive meurtrière qui a fait des centaines de morts.
En 2016, des combats, dans les villes de Qamishlo et de Hassaké dans l'extrême nord-est syrien ont également fait de nombreux morts. Étranges alliés avec qui les combats dégénèrent très rapidement en boucherie, avec comme une odeur de guerre froide. Il est à ajouter que Assad a toujours dit qu'il était contre le projet de fédéralisme proposé par le PYD et que ces régions auront une autonomie « temporaire ».
la prison de Qamishlo après de violents combats entre les YPG et le régime




