Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Communiqué de la coordination Gilets jaunes : grève et blocage à partir du 5 novembre ! (18/10)
- Le sondage Cluster17 dégonfle déjà la bulle Glucksmann et place Mélenchon autour de 20% (18/10)
- 17 OCTOBRE : EXPLOSION (17/10)
- Marée humaine contre le régime dans toute la France (17/10)
- 17 Octobre : plus explosif que les gilets jaunes ? (17/10)
- Soulèvement à Marseille (17/10)
- Mouvement social, communistes, insoumis : pourquoi les planètes s’alignent (17/10)
- Lycées, 17 octobre : "Faisons fructifier la colère" (16/10)
- Cyrielle Chatelain et huit députés écologistes remettent en cause la candidature de Tondelier (16/10)
- Les révolutionnaires dans la campagne Mélenchon (16/10)
- Les mouvements sociaux sont-ils condamnés à perdre ? (16/10)
- Anwar Shaikh nous a montré comment le capitalisme fonctionne réellement (14/10)
- Le mouvement lycéen et la lente agonie du macronisme (14/10)
- Réunion publique LFI à Paris (14/10)
- Clémence Guetté dans la matinale de France Info mercredi 14 octobre (14/10)
- L’extrême droite, bras armé du pouvoir dans les universités (14/10)
- Le mouvement de la jeunesse se renforce (14/10)
- Que faire en 2027 ? Avec Patrice Leclerc, maire communiste (14/10)
- Plus de 1600 communistes pour une campagne communiste pour le vote JL Mélenchon (14/10)
- Les « débats » médiatiques, ou la machine à abrutir (13/10)
- Médiatiser les représentants des lycéens : tendre le micro… et confisquer la parole (13/10)
- 7 millions d’adultes en France métropolitaine déclarent manquer de nourriture (12/10)
- Lordon : La Totale (12/10)
- 17 octobre : enjeux et acteurs d’un appel à mobilisation (11/10)
- Edouard Geffray loupe son opération de communication devant le lycée Pauline Rolland à Chevilly-Larue (10/10)
Liens
Le Rojava et la désinformation: les femmes du Rojava contrôlées par des hommes?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Cette remarque cache un profond sexisme et une méconnaissance totale, voire un déni du combat des femmes au Rojava. En effet, ce n'est pas la première fois que certains ne croient pas que des femmes puissent se libérer de l'oppression patriarcale dans cette région du monde. D'autre part, l'organisation sociale des femmes au Rojava est très poussée. Bien plus que dans nos démocraties européennes.
« Les femmes combattantes, c'est pour la caméra, c'est les hommes qui décident à leur place »
En effet, en plus des assemblées mixtes (appelé commune) qui régissent la vie des habitants du Rojava, les femmes se réunissent dans des communes non-mixtes, sans la présence des hommes, pour délibérer des questions qui les concernent. Choisir les formes pour la lutte contre les injustices qu'elles subissent. Ces commutés de femmes élues en parallèle des communes, élisent à leur tours des représentantes. Cette organisation démocratique des femmes du Rojava porte le nom de fédération des femmes. Cette fédération siège aux instances exécutives comme le Tev-Dem ou encore les assemblées législatives. La fédération des femmes a le droit de veto sur toute action publique les concernant, par conséquent, aucune décision exécutive ou législative (et même en partie judiciaire) ne peut être prise sans leur consentement. Les femmes sont également représentées à une très grande égalité avec les hommes. Presque tous les postes électifs ont deux co-responsables, une femme et un homme. Dans une quelconque assemblée, l'un des deux sexes doit toujours être représenté à au moins 40%.
Dans l'armée, les femmes ont de nombreux acquis. Elles ont leur propre chaîne de commandement c'est ce qu'on appelle les YPJ (Unité de défenses des femmes) qui sont une branche autonome au sein des YPG. Quand une personne s'engage dans les YPG/YPJ, elle est obligée de suivre une formation anti patriarcale pendant une semaine, dispensée par une femme. De plus sur le terrain, les femmes jouent un rôle décisif. Elles représenteraient 40% des effectifs des YPG/YPJ.
La question des femmes est centrale au Rojava qui les a mis au cœur de la révolution. En effet, au Rojava on pense que pour libérer la société les femmes doivent être complètement libres. Sinon la société ne peut pas l'être. Là-bas on dit que c'est la première révolution de l'humanité pour les femmes qui sont le centre de nombreuses oppressions.
Les mêmes qui distillent l'idée de ces femmes contrôlées par les hommes oublient souvent que l'opposition syrienne ne compte quasiment aucune femme combattante. Le régime également n'offre pas d'alternative aussi progressiste sur cette question-là. Ceux que nous voyons sur nos écrans comme un phénomène curieux des femmes combattantes est le résultat d'une politique anti patriarcale radicale mené par des femmes émancipés.
Assemblée de femme à Qamishlo




