Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Chimie, acier, emploi : quand l’effet domino menace le tissu industriel (12/06)
- Dans les médias, la bonne propagande contre la mauvaise propagandiste (11/06)
- Combien d’énergie consomme vraiment l’IA ? La réponse en infographies (11/06)
- Lordon : Défoncer la finance néolibérale : actions et actionnaires (11/06)
- "Canal +, Grasset… Le pouvoir intellectuel et culturel peut-il un jour basculer à l’extrême droite?" (11/06)
- Défoncer la finance néolibérale : banques, crédit, dette (10/06)
- Le plan de Bruxelles pour démanteler des pans entiers du droit national (10/06)
- Les banques mafieuses se gavent pendant que la crise se rapproche - Éric Toussaint (10/06)
- Décès de Jean Ziegler : retour sur soixante ans de combats (10/06)
- Décès de Jean Ziegler (10/06)
- Andalousie : une percée de la gauche radicale (09/06)
- Briser le bloc rural : neuf thèses sur la lutte contre l’extrême droite dans les ruralités hexagonales (09/06)
- Entretien de Mélenchon dans "Alternatives économiques" (06/06)
- Nouvelle-Calédonie : non-lieu général ordonné en faveur des militants kanak de la CCAT (05/06)
- Manuel Bompard invité de France Info (05/06)
- Socialiser le capital : une méthode (04/06)
- Politique du désajointement : tenir dans ce qui ne tient plus (04/06)
- CONTRE LE CAPITALISME, LE GRAND OUBLI DE LA GAUCHE ? (04/06)
- Mélenchon sur Radio Nova (04/06)
- Les Verts Populaires soutiennent la candidature de Mélenchon (03/06)
- Pourquoi la Bolivie se soulève (03/06)
- Défoncer la finance néolibérale : principes et méthodes (03/06)
- La nostalgie de l’Union soviétique, ressource potentielle contre Poutine (02/06)
- La transformation politique de l’Iran en temps de guerre (01/06)
- Union de la gauche : pour quoi faire ? (01/06)
Liens
Cinéma: Lost city of Z
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://npa2009.org/idees/culture/cinema-lost-city-z
De James Gray, avec Charlie Hunnan, Robert Pattinson et Sienna Miller.
Sortie le mercredi 15 mars.
«Je m’attaque à l’arrogance occidentale, à cette fausse supériorité que des aventuriers comme Fawcett ont à la fois incarnéeet remise en cause », affirme James Gray, réalisateur de ce film.
Percy Fawcett, explorateur britannique, disparut en 1925 en Amazonie, alors qu’il recherchait une cité mythique qui aurait survécu à l’écart du monde, au milieu de la jungle. Le personnage de l’explorateur, qui fascina des générations d’Occidentaux au 19e siècle et au début du 20e, va évidemment de pair avec l’expansion de l’impérialisme. Fawcett débuta d’ailleurs dans cette entreprise par la mission quasi impossible d’établir une frontière précise entre la Bolivie et le Brésil qui se disputaient des ressources pétrolières convoitées par les compagnies anglaises et américaines. Avec la fin du partage du monde par les grandes puissances, l’explorateur devint un outil idéologique désuet.
Le film de James Gray évoque les grands films d’aventure comme Mission, Aguirre la colère de Dieu,Cabeza de Vaca voire les Aventuriers de l’arche perdue et même Apocalypse now. Malheureusement, il n’en a pas l’envergure et le souffle. D’une part le réalisateur semble avoir manqué de moyens : on passe directement des salons londoniens à la jungle amazonienne sans découvrir les ports et les villes d’Amérique du Sud, sans jamais ressentir la durée du voyage. D’autre part il se disperse et hésite entre plusieurs sujets. La vie familiale de Fawcett, ses démêlés avec l’administration britannique, sa participation à la guerre de 1914-1918, dans laquelle il apparaît comme un patriote pur jus, alourdissent le scénario.
Sans doute James Gray dénonce-t-il la vision occidentale raciste de l’Indien et l’esclavage que faisaient régner les propriétaires de mines brésiliens, mais il s’attarde peu sur les ravages de l’impérialisme pour se concentrer sur la personnalité ambiguë de son personnage. À la lecture de l’interview du réalisateur, qui tient des propos subversifs et quasi marxistes, on éprouve donc le sentiment que son œuvre n’est pas à la hauteur de ses ambitions.
Gérard Delteil




