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Mélenchon et Fillon en opposition sur les écoles privées
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Jean-Luc Mélenchon et le candidat de la «Droite» s'opposent diamétralement sur la question du financement des établissements privés ; une question qui fait désormais partie du débat public alors que cela n'avait été nullement le cas lors de l'élection présidentielle précédente.
Les contours du problème n'ont pourtant guère changé depuis. On peut même soutenir que le contexte des élections du printemps 2012 était a priori plus ''chaud'', puisque la circulaire d'application de la loi ''Carle'' accordant des facilités supplémentaires pour le financement des écoles privées sous contrat avait été publiée juste avant.
Et pourtant Jean-Luc Mélanchon n'a pas eu alors à son programme présidentiel« l'abrogation des lois Debré, Rocard et Carle qui portent sur les financements des écoles privées », afin de « mettre en œuvre le principe : fonds publics à l'école publique », comme en ce printemps 2017.
En février 2012, lors d'un entretien accordé à l'hebdomadaire chrétien « La Vie », Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà à l'élection présidentielle, déclarait alors simplement : « Je ne veux pas provoquer, ; mais je suis partisan d'un service public unifié et laïque de l'enseignement ». Et, en mars 2012, dans une séance publique devant la direction nationale de la FCPE, Jean-Luc Mélenchon s'était contenté d'affirmer qu'il était « à titre personnel, pour le monopole »; et qu'il se situait dans cette « perspective à condition d'être soutenu ».
A-t-il perdu de vue, le temps passant, les difficultés qui ont fini par faire échouer le projet de «grand service public unifié et laïque de l'éducation nationale » qui avait été au programme de l'élection présidentielle de François Mitterrand en 1981 et porté par le ministre de l'Education nationale Alain Savary jusqu'à sa démission en 1984. ? Jean-Luc Mélenchon était alors, durant toute cette période, premier secrétaire de la Fédération PS de l'Essonne. Et il avait reproché en 1984 au Grand Orient de France de ne pas s'être pleinement engagé dans cette bataille
Quant à son ''alter ego'' dans cette affaire – François Fillon – on sait qu'il a eu des débuts d'abord ''discrets'' voire ''prudents ''en l'occurrence ; mais cela s'est durci et affirmé récemment. Une course éventuelle vers un affrontement spectaculaire des ''deux outsiders''(selon les sondages) ? Une tendance plus générale à la'' radicalisation'' ?
Dans son livre « Faire » paru chez Albin Michel en octobre 2015, François Fillon a écrit : « Si l'enseignement privé donne de bons résultats, nous n'avons aucune raison de vouloir nous en passer et nous devrions même desserrer les carcans qui en limitent la portée. Depuis un quart de siècle, la part des établissements privés sous contrat est limitée à 20%. Il faut se poser la question de savoir s'il convient de revenir sur cette contrainte […]. Je n'ai pas sur ce point de doctrine établie. Je soumets cette question à une réflexion qui prendra le temps qu'il faudra ». Un signal à un certain électorat qui a sans doute contribué à le mettre en tête de la primaire de droite.
Toujours est-il qu'Annie Génevard (à la tête du groupe ''éducation'' de l'équipe de campagne de François Fillon ) déclare fin janvier 2017 qu' « on ne peut pas ignorer que le privé attire » en évoquant la possibilité de « réfléchir aux modalités d'aide aux établissements privés , y compris hors contrat, qui remplissent une mission éducative dans des secteurs à besoins particuliers ».
Finalement, le 11 mars 2017, François Fillon n'y tient plus (ou ne se tient plus) et annonce son intention de financer même des écoles hors contrat (cf mon billet du 13 mars : « Financer les écoles hors contrat : une rupture historique », avec le compromis lui aussi historique institué par Charles de Gaulle lui-même lors de la loi ''Debré'' de 1959).
In fine peut-être que les uns ou les autres ne devraient pas oublier que les variations (de faibles ampleurs) des ''parts du marché'' entre public et privé masquent un phénomène massif, le plus important : le « zapping ». Cela fait de nombreuses années que la moitié seulement des familles utilisent le secteur public pour tous leurs enfants. Et il n'y a que 5% des familles qui n'utilisent que le privé pour tous leurs enfants. Presque la moitié des familles ''zappent'' donc entre les deux . Il y a chaque année une ''transhumance d'environ 150000 élèves du public vers le privé, et du privé vers le public..Malheur (politique) à celui qui apparaîtrait comme se mettant en travers de cette ''transhumance'' d'une façon ou d'une autre (en particulier en apparaissant comme favorisant ''outrageusement'' l'un des deux secteurs : ''public'' ou ''privé'') !




