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La CGT Goodyear Amiens-Nord veut faire un exemple de sa "victoire historique"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(nouvel obs) L'annonce par la direction de Goodyear de l'abandon des licenciements a été accueillie comme une "victoire historique" par la CGT de l'usine d'Amiens-Nord, qui combat depuis des années des projets de plans sociaux, et espère en faire un "exemple" pour d'autres entreprises.
"Le 7 mars 2007, Goodyear a annoncé le premier plan social. Aujourd'hui, je peux vous annoncer qu'(il) est mort et enterré. Mais il a fallu se battre avec nos tripes pendant presque six ans contre la plus grosse multinationale de pneus au monde", se félicite Mickaël Wamen, représentant de la CGT Goodyear.
"C'est une victoire historique, la démonstration qu'on peut faire reculer une multinationale et lui imposer un changement radical par la lutte", salue Me Fiodor Rilov, l'avocat de la CGT.
"De combat en combat, la direction de Goodyear s'est affaiblie. Elle a compris qu'elle n'arriverait pas à faire valider son plan social (...) car il n'y a aucune justification économique à la fermeture de l'activité tourisme", a expliqué M. Wamen, par ailleurs candidat communiste aux législatives dans la Somme.
- On peut faire reculer une multinationale -
Le plan social - invalidé à plusieurs reprises par la justice - prévoyait de mettre un terme à la production de pneus de tourisme à l'usine d'Amiens-Nord, en supprimant 817 postes (sur les 1.300 que compte le site), alors que la direction était en discussion pour céder la production de pneus agricoles à Titan.
"Nous sommes toujours dans une phase de discussions. Depuis janvier, depuis que le dialogue est renoué, nous avons fait des progrès majeurs, qui nous ont amenés à une position commune", avait indiqué mercredi la direction, confirmant l'abandon des licenciements au profit d'un plan de départs volontaires.
"On espère que ce succès sera exemplaire pour d'autres entreprises et qu'une loi nouvelle donnera la possibilité aux salariés de saisir un juge quand un projet de plan social n'a pas de justification économique", soutient Me Rilov.
"Affirmer aujourd'hui que la maison est sauvée est utopique", affirme toutefois Marc Jonet, délégué central CFE-CGC (premier syndicat d'encadrement) chez Goodyear.
"Ca me fait beaucoup de peine qu'on puisse avoir le culot de parler de victoire alors qu'on est en train d'essuyer la plus grande défaite de l'emploi de tous les temps de Goodyear France", assure le syndicaliste.
- Les départs volontaires, un plan social masqué -
"Un abandon (des licenciements, ndlr) digne de ce nom serait de compenser un plan de départs volontaires par des embauches en CDI, sinon c'est un écran de fumée (...), un plan de licenciements qui n'en porte pas le nom", assure M. Jonet.
Son sentiment est partagé par des experts, qui observent que les entreprises qui réduisent leurs effectifs ont de moins en moins recours aux licenciements économiques, privilégiant plans de départs volontaires et départs non remplacés, équivalents à des suppressions de poste.
Le nombre de plans sociaux est "au plus bas depuis 10 ans, alors que la conjoncture est assez dégradée", preuve que "d'autres méthodes sont utilisées", note Pierre Ferracci, président d'Alpha, cabinet d'expertise et de conseil en relations sociales.
La montée du chômage, qui "est évidente", reflète un problème "plus vaste" que les plans sociaux qui représentent seulement "8% des pertes d'emplois", a également rappelé jeudi matin le secrétaire général de la CFDT François Chérèque.
Pour Me Fiodor Rilov, la CGT Goodyear est "en train de confectionner quelque chose d'unique", alors que "seuls les salariés décidés à partir partiront" et que la direction s'est "engagée à poursuivre l'activité si aucun salarié ne veut partir".
Un accord, qui sera soumis à l'ensemble des salariés, doit être signé "la semaine prochaine" avec la direction de Goodyear, selon l'avocat.




