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Multiplication des défections à "Debout la France" après l’accord avec le FN
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Une partie importante de la direction de "Debout la France" (parti du Dupont Aignan) a rompu avec Dupont Aignan. On notera le départ de François Morvant (https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Morvan), vice-président, et ancien dirigeant de la LCR. Il avait quitté la LCR en 1999 (http://www.liberation.fr/france/1999/04/14/une-branche-trotskiste-dans-l-arbre-republicain-quinze-membres-de-la-lcr-rejoignent-le-courant-souve_271252) avant de rejoindre le parti de Chevènement, puis celui de Dupont Aignan, dans une dérive droitière de plus en plus prononcée.
De nombreux noms ont disparu de l'organigramme de Debout la France depuis la décision de Nicolas Dupont-Aignan de nouer une "alliance" avec Marine Le Pen...
peine a-t-il négocié son rôle qu’il est déjà monté sur scène. Alors que Marine Le Pen lui a promis Matignon en cas d’accession à l’Elysée, Nicolas Dupont-Aignan a pris la parole avant sa « chère Marine » au meeting de la candidate du Front national à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, lundi 1er mai. L’occasion pour celui qui a passé un « accord de gouvernement » avec sa nouvelle alliée de se défendre d’avoir rejoint le FN. Sa formation Debout la France est « un parti indépendant et qui le restera », a-t-il ainsi martelé à la tribune.
Mais que reste-t-il, justement, du parti de Nicolas Dupont-Aignan ? Le ralliement à Marine Le Pen a fait exploser Debout la France, un grand nombre de cadres ayant claqué la porte depuis l’annonce de leur patron vendredi. Pour prendre la mesure de la saignée, il suffit de consulter l’organigramme du parti sur son site officiel, scrupuleusement mis à jour. Les noms et les fiches des dirigeants ayant exprimé leur désaccord avec le soutien à Marine Le Pen ont été soigneusement retirés.
Capture de l'ancien organigramme de Debout la France (les démissionnaires ont été barrés) :
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Dès vendredi dernier, au soir de l’annonce de Nicolas Dupont-Aignan qu’il nouait « une alliance » avec Marine Le Pen, le président de Debout la France perdait d’office trois des quatre vice-présidents de son parti, dont les noms ont rapidement disparu du site du mouvement : Dominique Jamet, Anne Boissel et François Morvan. Eric Anceau, responsable du projet, et Olivier Clodong, délégué national aux élections et premier adjoint de Dupont-Aignan à sa mairie de Yerres, dans l’Essonne, ont eux aussi claqué la porte. Au cours du week-end, de nombreux responsables locaux et candidats aux élections législatives de Debout la France ont également annoncé leur désaccord avec Nicolas Dupont-Aignan et leur retrait du parti, qui était né en 2008 sous le nom de Debout la République.
La décision du député-maire de Yerres a aussi créé du remous dans son fief, où plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce week-end. Alors que Nicolas Dupont-Aignan préside l’agglomération Val d’Yerres Val de Seine, les maires des huit communes qui la composent se sont réunis dimanche pour réclamer sa démission. De quoi faire redouter des lendemains difficiles au nouvel allié de Marine Le Pen...




