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SNCF, les cheminots sont en danger !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://blogs.mediapart.fr/thomas-portes/blog/160817/sncf-les-cheminots-sont-en-danger
Les multiples agressions, comme la vague de suicide sans précédent que nous venons de connaitre, symbolisent une entreprise au bord de l’explosion sociale et sanitaire. Oui, aujourd’hui la situation est extrêmement grave.
« Épône-Mézières: un conducteur de train menacé de mort après le déclenchement du signal d’alarme »
Cette fois-ci pas d’agression physique mais des menaces de mort mais toujours les mêmes en première ligne pour subir, les cheminots. Telle une série B morbide, chaque semaine écoule son flot d’agressions ou de menaces. Les motifs sont souvent futiles, les agressions violentes, les victimes toujours les mêmes. Et cela dans le quasi-silence médiatique.
Pourtant, il y a quelques semaines les médias, le gouvernement ainsi que de nombreux responsables politiques de droite ne se sont pas privés de dénoncer une SNCF archaïque, stigmatisant les cheminotes et les cheminots et appelant à l’ouverture immédiate à la concurrence suite à l’incident de la gare Montparnasse.
En revanche quand nous sommes victimes d’agressions ou de menaces de mort le silence médiatique devient assourdissant. Comme si cela était normal, inscrit dans le paysage … Non, je le redis encore une fois, ce n’est pas normal, pas banal.
Bref, inlassablement il faut à chaque agression la relayer massivement, la faire connaître, la diffuser … Il ne s’agit pas ici de voyeurisme ou de développement à outrance du fait divers mais bien d’informer sur le quotidien des cheminots.
Ces multiples agressions, comme la vague de suicide sans précédent que nous venons de connaitre, symbolisent une entreprise au bord de l’explosion sociale et sanitaire. Oui, aujourd’hui la situation est extrêmement grave.
Cela fait plus de 6 ans que je suis cheminot, jamais je n’ai connu un tel état de délabrement du service public, une telle détérioration des conditions de travail et de telles menaces physiques et psychologiques pesant sur les salariés.
Les responsabilités sont connues. Une politique ultralibérale menée par des dirigeants biberonnés au dogme de la rentabilité à court-terme, avec l’abandon de la notion service public ferroviaire, et notamment de sa dimension de proximité (comme en témoigne la récente décision de la SNCF d’investir 1,2 milliard d’euros dans ses GRANDES gares) au détriment de l’ouverture à la concurrence du rail public.
Aujourd’hui ceux qui en payent les conséquences ne sont pas nos dirigeants, qui eux sont bien confortablement assis dans leurs bureaux feutrés mais bien les usagers et les cheminots.
Des cheminots aujourd’hui en danger dans le cadre même de l’exercice de leur fonction, cela n’est pas acceptable.
Que faudra-t-il pour que des mesures immédiates soient prises ? La mort d’un cheminot ?
Triste SNCF




