Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Kouvelakis : Qu’est-ce que l’extrême droite ? (16/06)
- Mélenchon invité de l’émission "Face aux Outre-mer" (16/06)
- Jeffrey Epstein, un pur produit du capitalisme prédateur (16/06)
- Liban : le Hezbollah résiste contre Israël, le gouvernement capitule (16/06)
- Liban : une délégation LFI en déplacement pour témoigner de sa solidarité face à la guerre d’invasion israélienne (14/06)
- Israël expulse une journaliste française : une atteinte inadmissible à la liberté de la presse (12/06)
- Sauvons "VU" - le Zapping critique du service public (12/06)
- Enseigner le français à Gaza la dévastée (12/06)
- Chimie, acier, emploi : quand l’effet domino menace le tissu industriel (12/06)
- Dans les médias, la bonne propagande contre la mauvaise propagandiste (11/06)
- Combien d’énergie consomme vraiment l’IA ? La réponse en infographies (11/06)
- Lordon : Défoncer la finance néolibérale : actions et actionnaires (11/06)
- "Canal +, Grasset… Le pouvoir intellectuel et culturel peut-il un jour basculer à l’extrême droite?" (11/06)
- Défoncer la finance néolibérale : banques, crédit, dette (10/06)
- Le plan de Bruxelles pour démanteler des pans entiers du droit national (10/06)
- Les banques mafieuses se gavent pendant que la crise se rapproche - Éric Toussaint (10/06)
- Décès de Jean Ziegler : retour sur soixante ans de combats (10/06)
- Décès de Jean Ziegler (10/06)
- Andalousie : une percée de la gauche radicale (09/06)
- Briser le bloc rural : neuf thèses sur la lutte contre l’extrême droite dans les ruralités hexagonales (09/06)
- Entretien de Mélenchon dans "Alternatives économiques" (06/06)
- Nouvelle-Calédonie : non-lieu général ordonné en faveur des militants kanak de la CCAT (05/06)
- Manuel Bompard invité de France Info (05/06)
- Socialiser le capital : une méthode (04/06)
- Politique du désajointement : tenir dans ce qui ne tient plus (04/06)
Liens
Le Guatemala mobilisé contre le président Jimmy Morales
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Des milliers de manifestants protestent contre le chef de l’Etat, soupçonné de corruption.
L’ancien comique Jimmy Morales ne fait plus rire. Après avoir promis de pourfendre la corruption, le président du Guatemala est désormais soupçonné d’avoir été élu grâce à un financement illégal. Des milliers de manifestants se sont mobilisés dans les principales villes, mercredi 20 septembre, pour demander sa démission. Ils étaient 80 000 dans la capitale Guatemala et 148 000 dans tout le pays. Les syndicats, les organisations paysannes et la société civile avaient lancé un mot d’ordre de grève. Malgré l’absence de consigne du patronat, des commerces et des restaurants de la capitale ont fermé leurs portes.
Les protestataires demandent aussi la purge du Parlement, parce que 107 des 158 députés avaient voté en urgence une loi pour éviter aux dirigeants politiques des poursuites pour financement illégal. Le 15 septembre, les élus ont été assiégés pendant huit heures, jusqu’à ce qu’ils acceptent d’annuler leur texte. Les manifestants demandent désormais une réforme électorale et une modification du statut des partis politiques.
Débandade
La crise avait été déclenchée, fin août, lorsque le parquet et la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (Cicig), un organisme sous l’égide des Nations unies, avaient demandé la levée de l’immunité du chef de l’Etat, à cause des soupçons sur sa campagne électorale de 2015. Jimmy Morales avait réagi en ordonnant l’expulsion du Colombien Ivan Velasquez, à la tête de la Cicig. Cette décision avait provoqué les premières protestations, avant d’être annulée par la Cour constitutionnelle. Cependant, les parlementaires ont refusé la levée de l’immunité présidentielle.
« Jimmy Morales a conclu un pacte avec les mafias », assure Alvaro Montenegro, un des fondateurs du mouvement #JusticiaYa (Justice tout de suite), qui avait obtenu, en 2015, le départ de l’ancien président, le général Otto Pérez Molina, impliqué dans une gigantesque fraude douanière. Son successeur, comédien réputé de la télévision, a reconnu avoir touché des milliers de dollars des militaires, compromis dans tous les trafics.
Le scandale provoque une débandade au sein du gouvernement. Quatre ministres, plusieurs vice-ministres et hauts fonctionnaires ont envoyé leur lettre de démission. Le chef de l’Etat lui-même avait renvoyé son ministre des affaires étrangères. Ce dernier l’avait averti que la communauté internationale n’accepterait pas la dissolution de la Cicig, créée pour pallier les défaillances institutionnelles d’un Etat infiltré par le crime organisé. Mercredi, Jimmy Morales est allé présenter ses doléances à l’Assemblée générale de l’ONU.




