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Catalogne: vers l’état d’exception
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https://npa2009.org/actualite/international/catalogne-vers-letat-dexception
Entretien avec Andreu Coll, militant d’Anticapitalistes, après l’expiration de l’ultimatum de Rajoy contre le gouvernement de Catalogne.
Peux-tu résumer l’échange entre Puigdemont et Rajoy à la suite de l’ultimatum de ce jeudi ?
La déclaration de Puigdemont a consisté à ne rien dire… Il a pris acte du résultat du référendum, a indiqué que la participation était supérieure au vote pour le Brexit ou sur le statut de la Catalogne en 2006, appuyant sur la légitimité du référendum. Il a déclaré attendre le résultat de la pétition demandant une négociation « de président à président ». Il a dénoncé la répression, l’emprisonnement de Jordi Sanchez et Jordi Cuixat.
Rajoy, de son côté, indique qu’il regrette que la président de la Generalitat n’ait pas donné de réponse claire à la question posée. Le gouvernement de Madrid va mettre en place l’article 155, il y a un conseil des ministres samedi soir et ça devrait passer au Sénat lundi ou mardi. Le gouvernement central va placer des délégués dans chaque ministère, qui vont prendre en charge les « conseilleries », les différents départements du gouvernement catalan, notamment l’économie, la police et la télévision et la radio publiques.
Ils vont dissoudre l’exécutif, probablement les arrêter et nommer le délégué du gouvernement espagnol en Catalogne comme président de la Generalitat.
La politique du gouvernement catalan sera sans doute de ne pas résister. À court terme, il paraît impossible de résoudre la question du pouvoir d’une manière insurrectionnelle, le rapport de forces est trop défavorable. L’opinion publique sera choquée, cela va affaiblir le gouvernement central. Il utilisera sans doute l’article 116 pour contrôler la rue. Cet article permet d’organiser l’état d’urgence, d’exception ou de siège. Le plus probable est la mise en place de l’état d’exception, notamment pour interdire le droit de manifester et de faire grève, et peut-être même le droit de réunion.
Il y aura de grosses manifestations mais il est peu probable qu’il y ait des résistances physiques au gouvernement central.
Quel a été le contenu des manifestations de mardi soir ?
Les manifestations de mardi dernier avaient un profil très démocratique, contre les accusations de sédition. Tout cela est d’autant plus absurde qu’en réalité, il s’est passé l’inverse de ce dont « les deux Jordi » ont été accusés. En réalité, ils ont essayé d’organiser un service d’ordre pour empêcher que la foule ne bloque la Guardia Civil après la perquisition, ils essayaient de calmer la foule et de permettre aux flics de partir… mais l’État les a accusés de sédition ! La foule a effectivement cassé deux voitures de la Guardia Civil, des poubelles ont été jetées, mais les accusés ont tenté de parler à la foule avec un mégaphone pour la calmer !
De plus, il est très rare que des accusés soient envoyés en préventive. C’est donc clairement un emprisonnement politique.
Ce jeudi, il y a des rassemblements à 17h30 devant le bâtiment du « gouvernement civil », le représentant du gouvernement de Madrid, à Barcelone, à Majorque, pour exiger la libération des prisonniers.
La pression monte également sur Puigdemont pour qu’il proclame la République, avant que le 155 soit mis en place. La CUP en particulier demande la proclamation le plus rapidement possible. La gauche syndicale et les syndicats comme l’UGT protestent sur le plan démocratique mais de façon très modérée, demandant un dialogue. Ils n’appellent pas aux manifestations de ce jeudi, mais tout de même à une manifestation samedi soir.
L’ANC, les commissions ouvrières et l’UGT sont de plus en plus modérées, tandis qu’à l’inverse, Omnium culturel est de plus en plus mobilisée, et les CDR, la CUP et nous somment plus militants et essayons d’approfondir la mobilisation.




