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    Présentation du contre-budget de la France insoumise

    France-Insoumise

    Brève publiée le 3 novembre 2017

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    La France insoumise a donc présenté jeudi 2 novembre son "contre-budget" : un document d'une cinquantaine de pages, accompagné d'une vidéo d'une heure. Ils sont disponibles ci-dessous. Ci-dessous également quelques articles de presse

    Le contre budget : https://lafranceinsoumise.fr/app/uploads/2017/11/1.-LIVRET-ContreBudget-F.pdf

    http://www.latribune.fr/economie/france/la-france-insoumise-presente-son-contre-budget-pour-l-interet-general-756607.html

    Dans leur contre-budget d'une cinquantaine de pages, basé sur le programme "l'Avenir en commun" et "affiné" à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent "prêts à gouverner". Les députés de gauche radicale évoquent un choc d'investissement de 100 milliards sur cinq ans et de politiques qui permettraient une augmentation de 6 points du salaire moyen.

    Les députés de La France insoumise ont présenté jeudi "un contre-budget", basé sur le programme porté par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, qui répond, selon eux, à une logique "radicalement inverse" de celui du gouvernement "pour les hyper-riches".

    "Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l'intérêt général", a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d'une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.

    L'écologie comme priorité

    Alors que communistes et socialistes ont déjà présenté en octobre de tels contre-budgets, Eric Coquerel a justifié cette présentation tardive, pendant que l'Assemblée examine le volet "dépenses" du projet de loi de finances 2018, en arguant que "si on veut faire un travail sérieux, il faut se donner le temps".

    Dans leur contre-budget d'une cinquantaine de pages, basé sur le programme "l'Avenir en commun" et "affiné" à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent "prêts à gouverner". Ils estiment que leur projet axé notamment sur "la reconversion écologique de l'économie" permettrait de mettre fin au "libéralisme mortifère" et de réduire massivement le chômage, ramenant son taux à 6% en 2022.

    Leur projet passerait notamment par "un choc d'investissement de 100 milliards sur cinq ans". En outre, quelque 173 milliards d'euros supplémentaires seraient ajoutés, sur l'ensemble du quinquennat, à la dépense publique actuelle, compensés notamment par la suppression du pacte de responsabilité, la suppression de niches fiscales ou la lutte contre la fraude fiscale.

    Baisse de la dette publique de 9 points en 5 ans

    Avec ce programme, les élus LFI tablent également sur un taux de croissance "en moyenne de 2,1% par an entre 2017 et 2022" et estiment que "le salaire réel moyen devrait augmenter de 6 points" sur la même période. Ils estiment aussi que "la dette publique devrait passer de 96% de PIB en 2016 à 87% en 2022".

    Une partie conséquente du contre-budget, qui sera fourni aux militants LFI sous forme de brochure, est consacrée à la critique du projet du gouvernement "irresponsable et inégalitaire", qui "profitera avant tout aux soi-disant 'premiers de cordée' du président et laissera des miettes à 'l'armée de sherpas' qui portent leurs sacs".

    Les Insoumis critiquent en particulier la "flat tax" et la suppression de l'ISF, estimant que "l'ouverture de ces vannes fiscales" créera "des effets d'aubaine pour les plus riches". Ils jugent que l'exécutif a réinventé "le bouclier du capital" qui représentera pour l'Etat un réel "boulet fiscal", dans une allusion au bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy.

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    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/11/02/25001-20171102ARTFIG00315-contre-budget-melenchon-propose-de-taxer-a-90-les-hauts-revenus.php

    LE SCAN POLITIQUE - En réponse au «budget des hyper-riches» porté par le gouvernement, La France insoumise dévoile un contre-budget très hostile aux hauts revenus.

    Un mois après les socialistes et une semaine après les communistes, La France insoumise a dévoilé vendredi après-midi son propre contre-budget. «On l'avait annoncé dès le 26 septembre, répond le député de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel. Nous voulions faire un travail sérieux. Il fallait se donner le temps.» Qu'importe pour les insoumis que la partie «recettes» du budget 2018 ait déjà été votée dans l'hémicycle mardi dernier. Leur exercice repart de zéro, et se réclame d'une «autre logique budgétaire.» «Au budget pour les hyper-riches, nous opposons un budget d'intérêt général», clame Éric Coquerel, membre de la commission des finances. 

    Détaillé dans un fascicule de 50 pages, ce contre-budget reprend et précise nombre de points du programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, l'Avenir en commun. Notamment l'une de ses mesures phares, l'idée d'un impôt sur le revenu redécoupé en 14 tranches, «afin de le rendre plus progressif et réellement redistributif». Présenté pour la première fois, le détail du barème de cet impôt revisité a de quoi faire bondir les plus fortunés. Quand l'actuel «IR» se borne à taxer à hauteur de 45% les revenus de la tranche la plus élevée, le parti de Jean-Luc Mélenchon propose, lui, d'augmenter ce taux à 90% pour tous les revenus dépassant 400.000 euros par an!  En 2014, plus de 29.000 foyers fiscaux - sur 17 millions - auraient été concernés. 

    «Vaste plan d'investissement public»

    Le candidat malheureux à la présidentielle va donc beaucoup plus loin que François Hollande, qui lors de sa campagne présidentielle en 2012, avait proposé de taxer à 75% la tranche de revenus supérieurs à un million d'euros, sous la forme d'une «contribution exceptionnelle de solidarité». Une mesure qualifiée à l'époque d'«absurde» par Jean-Luc Mélenchon, et jamais mise en œuvre en raison d'une censure du Conseil constitutionnel en décembre 2012

     Outre cette mesure fiscale, le contre-budget de La France insoumise prévoit «un vaste plan d'investissement public» de 100 milliards d'euros, une augmentation de la dépense publique de 5 points de PIB après cinq ans de mandat, le tout financé par l'abrogation du CICE et de différentes niches fiscales, une hausse de 5 points des prélèvements obligatoires ou encore la récupération de 40 milliards d'euros en luttant contre la fraude fiscale.