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Au Royaume-Uni, les billets de train “les plus chers d’Europe” provoquent la colère
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Portés par une inflation record dans le sillage du Brexit, les prix des billets ont augmenté de 3,4 % le 1er janvier. Les Britanniques paient désormais cinq fois plus que les autres usagers européens pour prendre le train. Un constat qui alimente le débat sur l’avenir des chemins de fer du pays.
Le rail cristallise les tensions outre-Manche. Lundi 1er janvier, les prix des billets de train ont augmenté de 3,4 % dans l’ensemble du Royaume-Uni, soit la hausse la plus importante depuis cinq ans. Calculée en fonction du taux d’inflation relevé en juillet 2017, cette augmentation a provoqué la colère des usagers britanniques, qui ont été nombreux à manifester mardi devant une quarantaine de gares du pays. “Comme le rythme de l’augmentation des salaires est resté largement inférieur à celui de l’augmentation du prix des billets, il s’agit là d’une charge supplémentaire pour les voyageurs et ceux qui prennent le train pour se rendre au travail, dont le porte-monnaie est déjà mis à rude épreuve, d’autant plus qu’ils n’ont pas d’autre choix que de prendre le train”, constate le quotidien conservateur The Daily Telegraph.
Citée par The Times, une passagère assure payer quelque 4 000 livres (4 500 euros) par an pour un aller-retour quotidien de quarante-cinq minutes entre le Surrey, comté situé au sud-ouest de Londres, et le centre de la capitale. Selon les calculs du journal, les Britanniques dépensent désormais 13 % de leur salaire en billets de train uniquement pour se rendre au travail, et paient en moyenne cinq fois plus que les autres usagers européens.
La grogne s’est amplifiée lorsqu’il est apparu que le ministre des Transports, Chris Grayling, avait prévu un déplacement au Qatar le jour de l’annonce des nouveaux prix.
Les limites du modèle de l’usager financeur
Cette hausse relance le débat sur l’avenir du rail britannique, géré par des opérateurs privés depuis la privatisation lancée en 1994 et que certains, à l’image du dirigeant travailliste Jeremy Corbyn, aimeraient ramener dans le giron de l’État. “On sait que l’argent rapporté par la hausse du prix des billets est nécessaire pour rénover les voies et le matériel roulant. Et il a été décidé il y a plusieurs années de faire supporter la majeure partie des coûts aux passagers plutôt qu’aux contribuables en général”, affirme le Daily Telegraph.
Mais les difficultés financières rencontrées par plusieurs opérateurs et la baisse du nombre de voyageurs enregistrée récemment font naître de nouveaux doutes sur la fiabilité du modèle actuel.”




