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Allemagne: le premier syndicat d’Europe veut la semaine de 28 heures
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Fort de la bonne conjoncture économique allemande, IG Metall veut obtenir une réduction du temps de travail pour deux années.
Volkswagen, Otis, Bombardier, Porsche… et jusqu’à 700 000 grévistes. Quand le puissant syndicat de la métallurgie IG Metall allemand – et premier syndicat d’Europe avec 2,3 millions d’adhérents - lance une grève, elle est massivement suivie outre-Rhin. Plusieurs dizaines de débrayages sont en cours lundi dans tout le pays, en particulier dans le secteur automobile, pour soutenir des revendications portant notamment sur la réduction du temps de travail à 28 heures hebdomadaires.
Plusieurs régions sont déjà touchées : la Rhénanie, le Nord Westphalie, le Bade-Wurtemberg, le Brandebourg, la Saxe et Berlin. Plus qu’un avertissement, IG Metall veut renforcer le mouvement demain mardi en appelant à la grève dans 143 autres entreprises.
Le passage à 28 heures en partie financé par les entreprises
Le syndicat exige pour les 3,9 millions d’employés du secteur une augmentation salariale de 6 %. La fédération patronale Gesamtmetall propose 2 %. Ces variations ne sont pas inhabituelles en Allemagne et les parties trouvent généralement un compromis, conformément à ce qu’il est convenu d’appeler la « culture de la cogestion », dans un contexte de bonne santé macroéconomique du pays.
Mais cette fois, le syndicat demande aussi que ceux qui le souhaitent puissent passer de 35 à 28 heures de travail hebdomadaire, pour une durée maximum de deux ans. A l’issue de cette période, pendant laquelle l’employeur compenserait en partie le manque à gagner pour le salarié, celui-ci aurait la garantie de reprendre un poste à plein temps.
Partant du principe que deux tiers des salariés pourraient réunir les conditions pour obtenir cet allégement temporaire de leur rythme hebdomadaire, le patronat craint des ateliers vides et une montagne de paperasse à régler. En outre, certains salariés ont déjà un temps partiel, sans compensation de salaire.
De premières discussions avaient déjà échoué en octobre. Sans avancée du patronat, des syndicalistes ont déjà menacé d’aller plus loin. Les grèves nationales sont extrêmement rares en Allemagne. IG Metall, également très présent dans le textile et l’électronique, n’en a pas organisé depuis quatorze ans.




