[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Appel de l’AG de Nanterre du 16 mai

étudiants ParcourSup selectionbac2018 Université

Brève publiée le 16 mai 2018

Tweeter Facebook

Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2047933278781765&id=1677566819151748

### Appel de l'AG de Nanterre du 16 mai ###


Depuis plusieurs semaines, un mouvement de grève nationale se poursuit dans les universités contre la sélection à la fac, la suppression de la compensation et des rattrapages, et l'ensemble de la politique antisocial de Macron.

Le blocage des partiels délocalisés à Arcueil et l'annulation par la présidence de Nanterre de toute délocalisation sont une victoire pour la mobilisation. Les blocages qui ont suivi dans d'autres facs, Paris 8, Lyon, Rennes 2 et Aix-Marseille, montrent qu'à l'échelle nationale les étudiant.e.s sont déterminé.e.s à combattre  efficacement la politique du gouvernement qui cherche tous les moyens pour mettre fin à la grève en organisant le passage des examens coûte que coûte.

Nous appelons à poursuivre ces actions : c'est inacceptable de tenir des partiels en pleine grève et encore moins sous surveillance policière. À Nanterre et Lille, des étudiant.e.s se font matraquer et gazer pendant des blocages. Pas de partiels pendant la grève ! Pas de CRS pour nous faire passer nos examens !

Face à l'ampleur du mouvement en cours le gouvernement, incapable de discréditer le mouvement malgré tout son arsenal de propagande qui cherche à le faire passer pour un mouvement "minoritaire",  "d’agitateurs professionnels", utilise la violence policière pour stopper la grève. Tolbiac, le Mirail, Nantes, Rennes 2, les occupations se font évacuer une par une. À Toulouse un étudiant, Guilhem, se retrouve hospitalisé après avoir été touché par l'explosion d'une grenade de désencerclement. Les présidences d'universités profitent des évacuations pour fermer administrativement les sites. Quel meilleur moyen d'affaiblir le mouvement étudiant que de nous empêcher de nous réunir dans nos lieux d'études ? Nous exigeons l'ouverture immédiate de tous les centres fermés ! Les facs sont à nous et non pas à ceux qui veulent sélectionner et réprimer ! Flic hors de nos facs !

En dehors de la répression, le gouvernement n’a apporté aucune réponse aux revendications réelles de ce mouvement étudiant qui a débuté depuis presque 2 mois pourtant et qui se maintient malgré toutes les tentatives pour le faire taire !

Ça suffit, Macron et son gouvernement doivent prendre la mesure de la colère exprimée par la jeunesse et son refus massif de ces réformes. Il doit immédiatement retirer sa loi ORE, renoncer à la sélection et augmenter massivement les budgets de l’éducation.

Face à la violence sociale et policière de ce gouvernement, notre réaction doit être sans appel : nous devons impérativement répondre par la grève et la mobilisation. Les salarié.e.s ne peuvent pas laisser la jeunesse se faire matraquer et voler leur droit fondamental à la grève. De la même manière que le 13 mai 1968 les salariés se sont solidarisés du mouvement étudiant en se mettant en grève et en descendant massivement dans la rue, aujourd'hui, l'enjeu est à l'agrégation des secteurs en lutte et à l'extension de la grève.

C'est pour cela que nous appelons les étudiants à amplifier la grève et à descendre massivement dans la rue pour les prochaines journées du 16 et 22 mai. Quand bien même la mobilisation reste forte dans les facs, nous ne pouvons pas gagner seule. Ainsi, nous appelons les salariés à nous rejoindre en grève et dans la rue pour ces journées. C'est en convergeant avec les cheminot.e.s , les postier.e.s , les hospitalier.e.s et l'ensemble des secteurs en lutte qu'on pourra gagner. Nous interpellons les organisations syndicales et politiques pour qu'elles appellent à la grève en solidarité avec les étudiants et contre les réformes antisociales de Macron.

Alors que les résultats de Parcoursup seront rendus le 22 mai, nous nous adressons particulièrement aux lycéens pour qu'ils nous rejoignent dans les prochaines journées de grève. Plus que jamais, il est central que les comités de mobilisation s'adressent aux lycées. Une mobilisation massive des lycées renforcera la mobilisation en cours pour l'abrogation de la loi ORE.

Finalement, afin de nous coordonner, nous invitons fortement toutes les facs mobilisées à participer à la Coordination nationale étudiante qui se tiendra à Toulouse ce dimanche 23 mai.