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Au lycée Maupassant de Colombes: Parcoursup, c’est «un coup de massue pour les élèves»
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Comme Marc Pelleschi, professeur principal d’une classe de terminale S, les enseignants s’inquiètent qu’en moyenne par classe, seulement huit élèves sur trente ont actuellement décroché une réponse positive dans le supérieur.
Les aléas de Parcoursup ne tourmentent pas que les élèves de terminale. A Colombes, certains enseignants du lycée Maupassant ne savent plus comment les remotiver, à moins de trois semaines du baccalauréat. Car dans cet établissement, le taux de réponses positives aux vœux d’orientation des élèves de terminale reste dramatiquement bas, plus d’une semaine après le début de la procédure Parcoursup, le nouveau système d’admission postbac.
« Dans ma classe de terminale ES, tous les élèves sont en attente ! hallucine Pierre-Alexandre Fournié, prof de maths au lycée. Cela génère un stress incroyable pour les lycéens. Et pour nous, cela devient très compliqué de donner un enjeu positif à l’examen final… »
Ce mardi, le ministère de l’Enseignement supérieur a assuré que plus de deux tiers des 810 000 élèves de terminale (67,88 %) avaient reçu « au moins une proposition ». Mais pour plusieurs syndicats, dont Sud-Education, ce chiffre masque mal les disparités géographiques entre établissements.
« Des élèves très sérieux démotivés »
Dans un communiqué, le syndicat indique que « les premières remontées montrent une nette inégalité. » Défavorable, notamment, à certains lycées de quartiers populaires, comme à Colombes. Et de dénoncer une procédure engendrant « un tri entre les établissements d’origine. »
Sur place, les enseignants s’efforcent de faire un point régulier sur les taux de réponses positives reçues par les élèves, classe par classe. « Il y en a huit sur 30 en moyenne, explique David Pijoan, du Snes (Syndicat national des enseignements de second degré). Cet après-midi (NDLR : mardi), il y a un élève qui, d’habitude, ne pose aucun problème et qui avait une attitude inhabituelle. Il m’a dit : Mais de toute façon, qu’est-ce que je fais dans votre cours ? Je n’aurai rien après le bac ! »
« Il y a des élèves très sérieux démotivés, et on a noté plus d’absentéisme depuis une semaine, embraye l’un de ses collègues. Certains ne comprennent pas de n’avoir rien quand d’autres ont obtenu quelque chose. On essaye de les rassurer mais en plus, beaucoup se retrouvent sur une liste d’attente à trois chiffres, à la 150e place par exemple. Cela démoralise… »
L’académie de Versailles appelle à la prudence
Comme leurs élèves, ces professeurs ont le sentiment « d’essuyer les plâtres » avec cette nouvelle procédure. « On pensait que les situations se débloqueraient beaucoup plus vite pour les élèves, mais c’est en fait très lent », explique Marc Pelleschi, enseignant de SVT et professeur principal d’une terminale S. Dans sa classe, dix élèves sur trente ont obtenu une proposition ferme selon son dernier décompte, contre six il y a une semaine.
« Cela a été un véritable coup de massue pour les élèves, explique-t-il. Beaucoup sont déçus, découragés… Ils disent que cela ne sert plus à rien de passer le bac. » A ses yeux, le timing serait à revoir. « Il faudrait donner les réponses aux élèves beaucoup plus tôt, ou après le bac », estime-t-il.
Sollicitée, la direction du lycée n’a pas souhaité s’exprimer. De son côté, l’académie de Versailles appelle à la prudence : « Les choses évoluent tous les jours. Chaque élève qui reçoit une proposition a une semaine pour l’accepter ou se désister, et des places se libèrent chaque matin. »




