Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Les patrons piquent une crise (20/01)
- Venezuela : quand l’éditocratie légitime l’impérialisme (19/01)
- Interview avec Sophia Chikirou, candidate à la mairie de Paris (19/01)
- Caisse de grève pour les agent·es du musée du Louvre (Intersyndicale Culture) (19/01)
- Comprendre le soulèvement en Iran (19/01)
- LES KURDES : HISTOIRE D’UNE NATION SANS ÉTAT (18/01)
- Manu Bompard sur BFM ce dimanche (18/01)
- Grigny, la fabrique de la banlieue (18/01)
- L’épuisement militant, une question stratégique [Podcast] (18/01)
- Hommage à El Hacen Diarra, mort dans le commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris (18/01)
- LA CHINE CONTRE LA MONDIALISATION ? avec Benjamin Burbaumer (17/01)
- L’amitié pour faire peuple (17/01)
- Chikirou : La nourriture est une affaire politique (16/01)
- Entretien avec Emmanuel Todd (16/01)
- Un mois de grèves et de luttes : Décembre 2025 (16/01)
- Lordon : Boulevard de la souveraineté (15/01)
- L’affaire d’État Alstom : l’étau se resserre autour de la responsabilité de Macron (15/01)
- Coquerel sur France 2 mercredi 14 janvier (14/01)
- Le "moment eurocommuniste" ou la déstalinisation ratée du PCF (14/01)
- Etats-Unis : comprendre la « nouvelle doctrine de sécurité nationale » et ses implications (14/01)
- La loi du plus fort - La chronique de Pierre-Emmanuel Barré (12/01)
- Retour sur le blocage du périph’ - A propos de la résistance à l’accord UE-Mercosur et à la politique d’abattage total. (12/01)
- Venezuela : des médias intoxiqués par la propagande de guerre (12/01)
- Où vivent les plus riches ? Ce que la géographie des hauts revenus dit des fractures françaises (11/01)
- Une récompense pour les criminels ! Le prix Nobel de la « paix » (11/01)
Liens
Guerre commerciale: Bruxelles abaisse ses prévisions de croissance
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions de croissance de 0,2 point pour 2018 (2,1% contre 2,3% au printemps dernier) en invoquant la montée des tensions commerciales ainsi que la hausse du pétrole et ses effets inflationnistes induits.
Les signes de ralentissement commencent à se multiplier. Selon les dernières prévisions économiques de l'été publiées par la Commission européenne ce jeudi 12 juillet, la croissance devrait marquer le pas à 2,1% et 2% en 2018 et 2019, tant pour la zone euro que pour l'Union européenne. Les économistes de l'institution européenne ont ainsi révisé à la baisse leurs projections de printemps dernier qui établissaient une croissance de 2,3% pour 2018. La conjugaison des tensions commerciales et diplomatiques ont amené les experts de Bruxelles à être moins enthousiastes sur les perspectives de croissance du Vieux continent. Dans un communiqué, le commissaire européen Pierre Moscovici a déclaré que :
"La croissance en Europe devrait rester résiliente, étant donné que les politiques monétaires restent accommodantes et que le chômage continue de baisser. La légère révision à la baisse par rapport au printemps traduit l'impact des tensions commerciales et de l'incertitude politique sur la confiance et la hausse des prix de l'énergie. Nos prévisions tablent sur une poursuite de l'expansion en 2018 et 2019, bien qu'il existe clairement un risque baissier, en cas de nouvelle escalade de mesures protectionnistes."
[Le commissaire européen Pierre Moscovici en charge des affaires économiques et financières. Crédits : Reuters.]
Croissance : des disparités en vue
Contrairement aux mois précédents, la croissance des pays européens devraient présenter de fortes disparités selon la Commission européenne. Le ralentissement d'activité est susceptible de toucher l'ensemble des grandes économies de la zone euro, en premier lieu l'Italie qui devrait avoir le taux de croissance le plus bas d'Europe avec la Grande-Bretagne si l'on prend en compte l'ensemble de l'Union européenne. La croissance de l'Allemagne ralentirait à 1,9% en 2018 et en 2019, alors que la Commission projetait jusqu'alors 2,3% et 2,1% respectivement.
Coup de frein pour la France
Pour la France, l'organisme européen table sur une croissance à 1,7% en 2018 et en 2019. Après la Banque de France et l'Insee, le coup de frein se confirme pour l'économie française alors que le gouvernement tablait sur une croissance à 2% en 2018.
"La croissance du PIB au premier trimestre a ralenti à 0,2% après cinq trimestres de forte expansion [...] Le coup de frein a reposé sur un déclin des exportations et de l'investissement des entreprises. Des facteurs temporaires comme des conditions météorologiques moins favorables peuvent également expliquer ce ralentissement."
Pour le second semestre, les prévisionnistes de la commission sont plus optimistes. "La réduction des cotisations sociales et de la taxe d'habitation, combinées à une augmentation des revenus et d'un meilleur taux de chômage, devraient avoir un impact positif sur le pouvoir d'achat des ménages dans les mois à venir."
Les tensions commerciales pèsent sur la croissance
Le premier juin dernier, le président américain Donald Trump a infligé des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium européens, amenant Bruxelles à mettre en place des droits de douane additionnels sur une série de produits typiquement américains en guise de rétorsion. Et il a menacé de taper encore plus fort, en imposant des droits de douane sur les importations automobiles européennes, ce qui frapperait en premier lieu l'Allemagne, première économie de la zone euro et fortement exportatrice de voitures aux États-Unis.
L'exécutif européen relève non seulement les dangers qui peuvent apparaître en raison des négociations difficiles sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévu pour fin mars 2019, mais aussi la situation politique en Italie. Enfin, la hausse des prix de l'énergie et notamment ceux du pétrole pourraient également avoir un impact sur l'activité des pays de l'Union européenne.





