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"Lénine rouge" par Andy Warhol, 1987

culture Lénine

Brève publiée le 3 septembre 2018

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/09/03/lenine-rouge-par-andy-warhol-1987/

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Andy Warhol, Red Lenin, 1987.

Il s’agit de l’une des dernières séries d’Andy wharol. En 1986, ill lui a été commandé des oeuvres inspirées de La Cène de Léonard de Vinci par un galieriste de Milan Alexandre Iolas tandis qu’un galériste munichois Bernard Klüser l »a persuedé de travailler à un portrait de Lénine. Quand il a réalisé cette oeuvre dont il était particulièrement fier et que selon son habitude il a décliné dans tous les teints de rouge, de bronze et de brun, .le 20 février 1987, i entre à l’hôpital et il meurt deux jours plus tard , le 22 février de complications post-opératoires de la vésicule biliaire.

Andy Wharol est vu comme un mondain, mais il est aussi l’enfant  d’une famille ruthène très pauvre (il a été lui-même mineur) religieuse orthodoxe et il y a chez Warhol l’image, une sorte de synthèse entre l’image objet marchandise avec son pouvoir au sein de la société de consommation, mais aussi la conscience que ce pouvoir est en lien avec la mort. La répétition de la figure joue entre le rite  funéraire (1) et la reproduction du monde de la marchandise.  D’où l’importance de ce dernière série en rouge comme pour Nicolas de Staêl. . Mais même en acceptant le principe des séries il est aussi enclin à chercher à expérimenter d’autres techniques picturales comme dans son autre série ultime consacrée à la Cène de léonard de Vinci, dans laquelle il l’a revisite pas moins moins de 100 façons différentes .,Le choix des sujets  par wharol renvoie à l’obsession du pouvoir de l’image qui est en rapport comme à l’origine même de l’icone  avec cette obsession de la mort,y compris de celle de Marilyne.

. On peut voir dans ce choix une certaine logique idéologique, Wharol est obsédé par la tentative communiste égalitaire et il voit une aliénation, le choix de Lénine cependant n’est pas celui d’une icone comme Mao ou Marilyne. . la propagande et son caractère aliénant dont le communisme lui parait une des formes la plus achevée avec sa volonté égalisatrice mais pas très différente d’autres invite à la consommation. Il s’agit certes d’une des grandes figures du XXe siècle mais qui n’a jamais connu la diffusions du portrait du Che ou de celui du leader chinois.et qu’il va donc traiter un peu differemment.   il y a là une recherche graphique un peu différente de ses productions habituelles, tout se joue dans une répétition de triangles qui émergent d’un fond uni Il y a le visage émacié,  au regard ihypnotique,  le col de chemise, des virgules dissémetrique sur fond rouge. Cependant comme pour Mao il choisit le format monumantal.

« Je n’oublierai jamais l’impression créée par les portraits de grand format
quand je les ai vus alignés ensemble contre un des murs de la Factory.
Je n’oublierai pas combien Andy Warhol était fier de cette série… »
(Bernd Klüser cité dans Ex. Cat., Munich, Galerie Bernd Klüser, Lénine de Warhol)

En 2013, « l’oligarque russe Boris Berezovski a vendu aux enchères Christie’s le tableau culte d’Andy Warhol, Lénine rouge, pour la somme de 202 000 dollars. Les experts estimaient le tableau entre 45 000 et 75 000 dollars. Le quotidien britannique Times affirme que l’oligarque a vendu l’œuvre d’art du fait de difficultés financières. » (Le Courrier de Russie)

Le portrait de Lénine fut montré lors de la très belle exposition « Le Grand monde d’Andy Warhol » au Grand Palais en 2009.

(1) le fait que l’image est toujours funéraire est bien connue, c’était ce que Bazin disait du cinéma, mais à ce propos je vous conseille de lire entre autres « A distance » de Carlo Ginzburg,il s’agit de neuf essais sur le point de vue en histoire, je vous conseille en particulier »Représentation, le mot, l’idée et la chose »p.73, je l’ai beaucoup travaillé à propos de Staline et du pouvoir soviétique.entre les kolosses grecs et les effigiesx funéraires de cuir et de bois des souverains anglais ou français où il reprend l’idée de Gombrich sur la « substitution » »la substituion précède l’intention du portrait et la création celle de la communication ».  de la figure funéraire. Carlo Ginzburg A distance, Bibliothèque d’Histoire, éditions Gallimard. 1998 en italien, 2001 en français.