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En Guadeloupe, Buzyn désemparé face à la détresse de ce soignant
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La ministre de la Santé n'a pas rassuré son interlocuteur, épuisé par le manque de moyens accordés aux urgences du CHU de Pointe-à-Pitre.
POLITIQUE - "Vous allez nous donner des brancards tout de suite madame?" Agnès Buzyn est apparue bien démunie, ce vendredi 28 septembre, face à la détresse des soignants de l'hôpital de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Alors que le plan santé vient tout juste d'être dévoilé, la colère ne semble pas retomber chez les personnels médicaux, notamment hospitaliers, qui souhaitent des mesures immédiates pour répondre au manque de moyens criant qui les touche.
Alors qu'elle visitait les lieux pour la troisième fois depuis le début du quinquennat, la ministre de la Santé à dû faire face à l'exaspération d'un membre du service des urgences. Une scène capturée par la télévision locale Canal 10, que vous pouvez retrouver en tête de l'article.
L'hôpital, sous tension, s'impatiente
"On a besoin de brancards, tout de suite. On a besoin de chaises roulantes tout de suite. Vous avez pris des décisions pour cinq, six ans si tout va bien. Mais on a besoin de matériel tout de suite pour travailler. Travailler dans des conditions comme ça, ce n'est plus possible. On a besoin de médecins, on a besoin de seniors pour encadrer les jeunes", a lancé l'urgentiste, tandis que la ministre tentait d'expliquer qu'elle venait justement pour constater les besoins afin d'y répondre rapidement.
"C'est un métier que j'ai choisi, que j'ai aimé. J'arrive quasiment vers la fin mais ça me fait de la peine pour les générations qui arrivent", a encore lancé cet homme visiblement ému face à Agnès Buzyn. "C'est pour ça que je suis là" a expliqué la ministre, peinant à placer une phrase face au réquisitoire de son interlocuteur.
En avril, lors d'un échange entre Emmanuel Macron et une infirmière du CHU de Rouen, Agnès Buzyn avait été accusée de "mépris de classe" pour avoir levé les yeux au ciel face aux interpellations des soignants.
Plus récemment, Edouard Philippe a lui aussi dû faire face à la colère des personnels. Alors qu'il visitait le service des urgences de l'hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, dans le cadre de L'Émission Politique, le premier ministre avait déjà eu toutes les peines du monde à convaincre ses interlocuteurs excédés.
Tout en estimant que les mesures prises par le gouvernement allaient "dans le bon sens", le docteur Charestan demandait, lui aussi, des moyens supplémentaires en urgence: "on est asphyxiés, tous les jours, on nous demande de faire des efforts", lançait-il."Je ne suis pas magicien", s'était alors défendu le premier ministre. "Je suis sûr que les directions qu'on prend sont les bonnes et il y a des effets rapides qui se verront. Mais je suis aussi certain que ça ne va pas tout produire tout de suite."




