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Espagne: le gouvernement PS s’allie avec Podemos pour présenter le budget
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Des mesures de redistribution... mais aucune mesure de "structure". Cet accord est voué à l'échec. Impasse du réformisme dans un capitalisme en crise où il y a quasiment aucune marge de manoeuvre pour redistribuer les richesses.
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Le chef de l’exécutif, Pedro Sanchez, et Pablo Iglesias, de la gauche radicale, présentent un projet de budget commun.

Enterrée la hache de guerre. Finie la lutte politique pour « l’hégémonie » à gauche. Unidos Podemos et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) semblent décidés à travailler ensemble pour faire durer au maximum le fragile gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, minoritaire au Parlement avec seulement 85 des 350 sièges de députés, Unidos Podemos disposant de son côté de 71 élus.
Jeudi 11 octobre, le chef de l’exécutif, M. Sanchez, et le secrétaire général du parti de la gauche radicale, Pablo Iglesias, ont signé, au palais de la Moncloa, un accord de 50 pages portant sur le budget 2019. Ambitieux pour les uns, irréaliste pour les autres, il n’est pas encore assuré d’être soutenu par la majorité du Parlement : il lui manque encore une vingtaine de voix.
Mais cet accord marque d’ores et déjà un virage dans la relation entre les deux partis de la gauche espagnole. « C’est le point de départ d’une nouvelle étape dans la politique économique espagnole qui, je pense, aboutira à un gouvernement de coalition », a avancé M. Iglesias dans le quotidien El País. « Placer les gens au centre de la politique, c’est l’objectif partagé que nous matérialisons aujourd’hui », a dit, pour sa part, Pedro Sanchez, dans un message laconique sur Twitter.
Hausse des dépenses publiques
L’accord sur le budget prévoit une hausse record du salaire minimum – de 736 euros à 900 euros mensuels (sur quatorze mois) –, une augmentation de 40 % des aides à la dépendance et de 6,7 % du budget de la recherche et davantage de bourses universitaires. Le texte projette d’indexer les retraites sur l’inflation, de donner aux mairies les moyens de réguler les prix des loyers dans les zones saturées ou encore de mettre en place des congés de maternité et paternité égaux et non transférables.
La hausse de ces dépenses publiques serait financée par des augmentations d’impôts sur les revenus les plus aisés. Le texte prévoit ainsi la création d’un impôt sur le patrimoine de 1 % pour les contribuables dont la fortune s’élève à plus de 10 millions d’euros, des hausses d’impôts sur les revenus de plus de 130 000 euros annuels et sur les capitaux de plus de 140 000 euros, ou encore une taxe de 0,2 % sur les transactions financières boursières.
Depuis son arrivée au pouvoir le 1er juin, à la faveur d’une motion de défiance inattendue contre le conservateur Mariano Rajoy, M. Sanchez est parvenu à faire voter quelques projets de lois et résolutions au Parlement, grâce au soutien ponctuel de Podemos et des nationalistes basques et catalans, sur des projets emblématiques comme l’exhumation de Franco de son mausolée monumental du Valle de los Caídos ou le rétablissement de l’accès universel à la santé publique. Mais l’élaboration d’une loi de budget pour 2019 commune semblait plus complexe.
Terrain d’entente
Après deux mois de négociations, le gouvernement et Podemos ont finalement trouvé un terrain d’entente, qui leur permettra de cumuler 156 votes favorables. Reste encore à convaincre les quelque 22 nationalistes basques, et surtout les Catalans, qui exigent des gestes sur la question de l’autodétermination et des dirigeants indépendantistes en prison préventive.
« L’accord ressemble davantage à un pacte électoral qu’a un accord budgétaire, estime le professeur de sciences politiques à l’université Rey-Juan-Carlos, Manuel Villoria.
« Le soutien des autres partis n’est pas clair pour que ce projet de budget devienne réalité, ni même qu’il puisse être mené à bien étant donné le ralentissement économique actuel. Mais s’il échoue, Pedro Sanchez pourra convoquer des élections et se présenter comme un politique cohérent avec ses engagements. Quant à Podemos, il peut espérer freiner sa perte de vitesse électorale. Le PSOE ne souhaite pas que Podemos coule. S’il veut gouverner, il sait que c’est avec lui qu’il a le plus de chance d’y parvenir, puisque Ciudadanos semble décidé à devenir le parti hégémonique du centre droit. »
Sans attendre, le président du Parti populaire (PP, droite), Pablo Casado, a demandé à Bruxelles de refuser le projet de budget « irresponsable » que M. Sanchez s’apprête donc, fort du soutien de Podemos, à transmettre à la Commission européenne lundi 15 octobre, au motif qu’il ferait « chuter l’Espagne ». Le patronat a, quant à lui, critiqué les hausses du salaire minimum , des dépenses et des impôts.
Au contraire, M. Iglesias a affirmé qu’il considère que ce compromis constitue « un message important » : « Face à l’Italie et son gouvernement xénophobe, en Espagne un accord entre progressistes peut donner de la stabilité et en même temps aider ceux qui en ont le plus besoin », a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision La Sexta. Pour lui, « on peut prendre soin de l’Etat-providence et construire un modèle européen éloigné de l’austérité et des populismes xénophobes. »




