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Les dessous de la ruée vers le compte personnel de formation (CPF)
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.cgt.fr/Les-dessous-de-la-ruee-vers-le-compte-personnel-de-formation-CPF.html
Premières conséquences de la transformation du compte personnel de formation prévue au 1er janvier 2019.
Le gouvernement a porté un coup très dur à l’accès pour les salariés à une formation continue qualifiante en instituant un compte personnel formation en euros; résultat des centaines de milliers de travailleurs, parmi les plus informés, se précipitent pour solder leur droit avant le passage de la réforme.
Cette ruée confirme, grandeur nature, les analyses que la CGT avait fait connaître dès l’annonce de ce tour de passe-passe orchestré par le gouvernement. Il consiste à expliquer que cela améliore les droits des Français en intégrant l’augmentation de 24 à 35 heures CPF acquises annuellement alors qu’il plafonne à 5000€ un compte qui aujourd’hui permet à un salarié de bénéficier d’une prise en charge pouvant aller jusqu’à 7500€.
En effet, la monétisation du compte personnel de formation constitue l’escroquerie la plus flagrante de cette réforme. Au prétexte de « liberté de choisir son avenir professionnel », le gouvernement réduit les droits des travailleurs en monétisant le CPF.
Aussi bien ceux acquis que ceux à venir.
Aujourd’hui, les salariés ayant acquis 150 heures bénéficient d’un financement moyen de 5250€ à 6000€, le taux de prise en charge moyen étant de 35 à 40€ de l’heure.
Au premier janvier 2019, ces mêmes 150 heures devraient être valorisées à hauteur de 14,28€, soit un montant global de 2142€ soit une perte nette pour chaque bénéficiaire ayant 150 heures sur son compte oscillant entre 3858€ et 3108€.
Au-delà de la perte de droit, la monétisation du CPF permet aussi de ne plus lier l’accès à la formation à la durée du travail et ainsi de favoriser et développer la formation en dehors du temps de travail… Encore une « avancée sociale » qui nous ramène au début du 20e siècle…
La CGT porte des propositions d’avenir pour augmenter l’accès au droit à la formation essentiel aux évolutions professionnelles et indispensables pour répondre aux enjeux économiques et sociaux.
Elles passent par la réaffirmation du rôle d’organismes de formation que le gouvernement cherche à abattre tel que l’Afpa en lutte contre un plan social qui prévoit la suppression de près de 25% de ses effectifs et la fermeture de 38 centres de proximité.
Montreuil le 6 novembre 2018




