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Grève des journalistes en Grèce

Grèce lutte-de-classe

Brève publiée le 24 septembre 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

ATHENES, 24 sept 2012 (AFP) - La Grèce était privée lundi de tout bulletin d'information en raison d'une grève de 24 heures dans les médias écrits et audiovisuels pour protester contre les coupes salariales et les licenciements dans le secteur.

Des centaines de journalistes, employés de presse et techniciens ont protesté dans le centre d'Athènes contre "les conditions moyennageuses" rencontrées dans le secteur.

"Non à la suppression de la dignité humaine", "les hommes au-dessus des bénéfices des éditeurs", proclamaient les banderoles.

Les médias ont subi un coup important depuis 2010, début de la crise de la dette. Quotidiens et chaînes de télévision ont fermé et les licenciements sont monnaie courante pour ceux qui n'acceptent pas de contrats individuels avec réduction salariale à la clé.

"On nous a demandé de signer des contrats avec une réduction de 25% de notre salaire ce qui annule la convention collective", déplore ainsi Fotini Karagoussi, technicienne travaillant à la radio privée Alpha depuis 13 ans.

"Le personnel d'Alpha compte actuellement 30 personnes contre 130 il y a cinq ans", dit-elle.

Pour Dimitri Trimis, président de l'Union des rédacteurs (Esiea), les médias subissent "une nouvelle attaque contre les droits des journalistes, ce qui menace la démocratie".

Cette grève fait suite à une série de grèves sectorielles depuis le début du mois -- médecins hospitaliers, juges, professeurs, policiers, militaires et pompiers -- en prélude à un appel à une grève générale de 24 heures mercredi par les deux principaux syndicats du privé et du public, GSEE et Adedy.

Elle intervient au moment où le gouvernement grec de coalition, droite-gauche, dirigé par le conservateur Antonis Samaras tente de boucler un nouveau plan de rigueur comprenant réductions dans les salaires, retraites et aides sociales et réformes structurelles.

Réclamée par les créanciers de la Grèce UE et FMI, l'adoption de ce plan est une condition préalable à la poursuite des versements des prêts internationaux au pays.