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Blanquefort: Ford annonce un plan social, «trahison» pour Bruno Le Maire
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le constructeur américain devrait fermer ce site de Gironde. 850 salariés sont concernés.
Douche froide à l’usine Ford de Blanquefort. Malgré les appels du ministre de l’Economie ou encore la décision des salariés à faire des concessions pour éviter la fermeture du site, le constructeur américain a décidé de décliner l’offre de reprise de l’équipementier belge Punch.
Personnellement impliqué pour tenter de sauver le site de fabrication de boîtes de vitesse, Bruno Le Maire a accusé le constructeur américain de « trahison ». Le ministre, qui n'a pas été prévenu par Ford, a indiqué devant le Sénat vouloir « profiter de la représentation nationale pour appeler Ford solennellement à réviser sa décision et à accepter la reprise de Punch ».
Fin février, Ford avait annoncé vouloir cesser tout investissement dans cette usine de fabrication de boîtes de vitesses, implantée dans la banlieue bordelaise depuis 1972 et que la production était assurée jusqu’à la fin août 2019.
« Risques significatifs »
Depuis plusieurs mois, Ford avait fait savoir que l’option privilégiée était la fermeture avec la mise en œuvre d’un plan social pour les 850 salariés. Mais face à la mobilisation des élus et des salariés, Ford avait néanmoins accepté de retarder sa décision pour permettre à l’équipementier Punch d’améliorer son offre de reprise.
En début de semaine, les salariés ont accepté dans le plan Punch de renoncer à trois jours de RTT, le gel des salaires pendant trois ans et la modulation du temps de travail. De leur côté, l’Etat, la région Nouvelle-Aquitaine et la métropole de Bordeaux étaient prêts à apporter « un soutien financier de 15 millions d'euros » à ce projet industriel.
Pour Ford, « malgré les discussions rigoureuses et approfondies des neuf derniers mois, et les meilleurs efforts fournis par chacune des parties, le plan proposé par le repreneur potentiel présente des risques significatifs », explique le constructeur. Nous ne croyons pas que les plans de l’acquéreur potentiel offrent le niveau de sécurité et de protection, ou limitent le risque de possibles pertes d’emploi futures, que nous souhaitons pour les salariés de l’usine ».
2000 emplois indirects aussi impactés
Cette décision va avoir des conséquences importantes pour la région. En plus des salariés de l’usine, près de 2000 emplois indirects devraient être impactés.
« L’arrêt de production sur le site est prévu fin août 2019 et Ford s’est engagée à ne prononcer aucun départ contraint avant septembre 2019, précise Ford. Cela permet aux salariés de FAI d’analyser leurs options tout en bénéficiant d’une sécurité financière ».
Ford a présenté les pistes de son plan social qui comprend un congé de reclassement d’une durée étendue à compter d’octobre 2019, un plan de cessation anticipée d’activité, un redéploiement chez GFT ainsi que d’autres mesures d’accompagnement des salariés.




