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Crise au sommet à Washington: le spectre de la démission avance

USA

Lien publiée le 25 décembre 2018

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Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://aplutsoc.org/2018/12/23/crise-au-sommet-a-washington-le-spectre-de-la-demission-avance/

La crise au sommet s’accélère aux EU. C’est dans ce cadre qu’il faut interpréter le « retrait » de Syrie.

Du point de vue judiciaire, il semble évident que le procureur Mueller a réuni les preuves que Trump travaille, ou est tenu, par le FSB et avant lui par le KGB (ça remonte très loin), pour des raisons mafieuses et crapuleuses. Les pressions s’organisent pour éviter une mise en accusation ou un impeachment que tous craignent, car ça dirait au monde entier que la première puissance mondiale a laissé un tel personnage devenir son président. Il faut, pour cela, qu’il démissionne, ce que certains s’attendent à voir se produire par exemple lorsque son fils et son gendre seront inculpés. Ensuite que tout rentre dans l’ordre avec Mike Pence président …

Le problème est que l’animal pourrait résister. Le voila déjà qui conteste les hausses de taux de la Fed, et Wall Street fléchit sérieusement, qui annonce le retrait des troupes de Syrie et qui va au shutdown (le blocage budgétaire) avec le congrès, tout ça en même temps. Excusez du peu !

Le calendrier de retrait US de Syrie -de quelques semaines à trois mois maxi, dit-on – donne du même coup le délai de la crise décisive au sommet.

La démission de James Mattis, secrétaire à la Défense, indique que le haut appareil d’État et l’armée lâchent Trump sur ce coup-là. Ce n’est pas un « coup de poignard dans le dos des Kurdes » comme le déplorent des « anti-impérialistes » soudain soucieux que l’armée US reste, car elle soutient le PYD et les FDS comme la corde le pendu et peut les trahir à tout moment aussi en étant sur place, mais ce serait la proclamation au monde que l’impérialisme nord-américain se considère comme une puissance de seconde zone non seulement par rapport à la Russie, mais par rapport à l’Iran, et ça ils ne peuvent l’accepter. Même ceux pour qui la Chine est maintenant l’ennemi n°1 ne peuvent, eux non plus, l’accepter.

Les choses risquent donc de s’accélérer avec des possibilités de transmission de la crise au sommet dans la société, par mobilisation de « trumpistes » mais aussi, et c’est indispensable, par l’intervention de la jeunesse et du prolétariat, car l’exigence démocratique qu’ils vont ressentir est de n’avoir ni Trump ni Pence et des élections immédiates.

21-12-2018.