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«Gilets jaunes»/Drôme: un an ferme pour l’agression du patron de la police

Gilets-jaunes

Brève publiée le 27 décembre 2018

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Des peines allant jusqu'à un an de prison ferme ont été prononcées aujourd'hui à Valence à l'encontre de quatre personnes, dont une militante du PCF, poursuivies pour des violences sur le directeur de la police dans la Drôme lors d'une manifestation des "gilets jaunes".

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Le tribunal a suivi d'assez près les réquisitions du procureur Dominique Binet, pour qui les prévenus, dont aucun n'avait encore de casier judiciaire, voulaient "bouffer du flic" le 8 décembre, quand le commissaire divisionnaire Noël Fayet a été roué de coups au sol. Les peines vont de neuf à 18 mois d'emprisonnement, avec six mois de sursis et une interdiction de manifester pendant trois ans - également réclamée par le procureur qui a rapproché les faits de Valence des "actes dégueulasses" commis samedi à Paris quand des manifestants s'en sont pris à des policiers à moto.

Le 8 décembre, le directeur départemental de la sécurité publique était en civil, mais muni de son brassard et de son arme de service, quand il a été violemment pris à partie après une interpellation dans une zone commerciale de Valence, où les forces de l'ordre venaient de disperser un rassemblement de "gilets jaunes". Une vidéo de la scène, filmée par une caméra de surveillance municipale, a été décortiquée à l'audience. Les quatre prévenus ont été identifiés parmi une vingtaine de personnes. "Facilement", de l'aveu des policiers qui les ont arrêtés, car tous affichaient un signe distinctif: pantalon rouge, baskets orange, sac à dos rose... Preuve qu'ils ne cherchaient pas à se cacher pour en découdre, selon la défense, qui envisage de faire appel.

M. Fayet et un collègue ont essuyé de nombreux coups qui leur ont valu respectivement trois et deux jours d'interruption de travail. "En 28 ans de police, je n'ai jamais vu une telle avalanche", a confié le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) dans un témoignage lu par le tribunal - il était absent à l'audience. "Ça aurait pu être catastrophique et il n'y en a pas un, pas une qui tend la main", a fustigé le procureur, convaincu que tous les prévenus ont participé aux violences.

Les quatre avaient été placés en détention avant d'être libérés le 20 décembre dans l'attente de leur procès. Ils sont ressortis libres du tribunal, applaudis par leurs soutiens, dans l'attente de comparaître devant le juge d'application des peines.