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Le RN abandonne définitivement la sortie de l’euro
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Selon « Le Figaro », le parti de Marine Le Pen a décidé d'abandonner définitivement l'une de ses mesures phares de la présentielle 2017 : la sortie de l'euro.
Le Rassemblement national tourne une page pour le moins clivante de son histoire. Selon les informations révélées jeudi par Le Figaro, Marine Le Pen a décidé d'abandonner définitivement la question de la sortie de l'euro alors que les prochaines élections européennes auront lieu au mois de mai prochain. « Nous sommes des pragmatiques, nous ne sommes pas des idéologues », explique Marine Le Pen au quotidien. La thématique de l'euro a longtemps divisé au sein du parti d'extrême droite. En 2017, Marine Le Pen avait fait de cette sortie de l'euro l'une des revendications principales de son programme pour l'élection présidentielle.
Mais après l'échec du second tour, la question ne semblait plus aussi prioritaire, et petit à petit, l'expression « sortie de l'euro » a été remplacée par « souveraineté monétaire ». Une relégation voulue et confirmée par la cheffe du parti. « Nous réglerons ce problème de la monnaie dans un dernier temps », a-t-elle même lancé lors du meeting de lancement de campagne des élections européennes dimanche dernier, rappelle Le Figaro. « L'urgence est de retrouver la maîtrise de nos frontières. Mais cela ne veut pas dire que l'on ne va pas réfléchir sur la gouvernance monétaire. »
Demande de clarification
La question semblait être devenue taboue et la position du Rassemblement national peu claire. Selon le quotidien, Thierry Mariani, ex-ministre de Nicolas Sarkozy et nouveau soutien du RN en vue des élections européennes, a demandé une clarification lors d'un bureau de campagne organisé lundi 14 janvier au siège du parti. Réponse de Marine Le Pen, selon un participant : « [Elle] lui a assuré que la sortie de l'euro était totalement abandonnée. Mais qu'on n'était pas, pour autant, obligé d'accepter que la BCE s'obstine à lutter contre l'inflation. Qu'il fallait recadrer ses missions sur la lutte contre le chômage. »
Auprès du Figaro, si Marine Le Pen confirme que la sortie de l'euro est abandonnée, elle tempère toutefois cet abandon : « Si nous retrouvons toutes nos souverainetés, que nous réformons la Banque centrale européenne (BCE) et que l'euro reste pourtant un problème majeur, on reposera le problème sur la table. »




