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Blanquefort : le plan de sauvegarde de l’emploi de Ford rejeté
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ce report devrait permettre aux syndicats de gagner du temps pour travailler sur une possible reprise du site industriel de Nouvelle-Aquitaine, qui compte 870 salariés.
C'est un « ouf » de soulagement pour les 870 salariés de l'usine Ford de Blanquefort. Dans une décision très attendue, la préfecture de Girondea indiqué lundi soir qu'elle refusait le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) déposé le 21 décembre dernier par le constructeur américain.
L'administration motive son refus d'homologuer la procédure en pointant « la non-conformité de la procédure au regard des éléments de droits attendus ». Cette décision est une étape décisive pour le site industriel emblématique de Gironde aux 870 emplois, accroché à l'espoir d'une reprise.
Ce report donne un répit au projet de rachat de l'entreprise par Punch-Powerglide. En décembre, Ford avait refusé l'offre formulée par la société franco-belge basée à Strasbourgn déclenchant la colère des syndicats et de l'Etat . Le projet de reprise était en effet soutenu de toute part, y compris par la région Nouvelle-Aquitaine qui s'était engagée à apporter un soutien financier de 15 millions d'euros. De son côté Punch avait obtenu des concessions sociales de la part des salariés de Ford Blanquefort . Le projet de reprise concernait 400 emplois.
Répit de 15 jours
Interrogé par l'AFP, Ford s'est contenté de prendre « acte de la décision de la Dirrecte (la Direction du Travail qui a notifié son refus de validation) sur le plan social soumis par Ford Aquitaine Industries ». Selon une source gouvernementale, la décision laisse une quinzaine de jours à Punch pour « muscler son offre de reprise ». Il s'agira notamment de produire des lettres d'intentions (de commandes) de la part de constructeurs.
Philippe Poutou, délégué CGT de Ford, s'est réjoui lundi soir d'une « bonne nouvelle ». Cela « va obliger Ford à revoir sa copie et à étudier plus sérieusement le projet de reprise par Punch défendu par les salariés ». « Cela nous donne quelques semaines de plus pour renforcer les chances de sauver l'usine », a-t-il ajouté. Le constructeur américain, qui avait annoncé il y a près d'un an sa volonté de se désengager de l'usine de boîtes de vitesses implantée en 1972.




