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    Algérie, un report des élections présidentielles inéluctable

    Algérie

    Brève publiée le 7 mars 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://mondafrique.com/bouteflika-en-toute-fin-de-vie/

    Pour la Tribune de Genève, qui s’appuie sur des sources médicales, le président Bouteflika se trouve « sous menace vitale permanente », rendant hautement probable l’annonce d’un report des élections présidentielles.

    D’après les informations publiées par « la Tribune de Genève », le président Bouteflika (82 an) est « sous menace vitale permanente ». Les problèmes respiratoires et neurologiques seraient tels qu’un retour du chef de l’état algérien dans son pays est hautement improbable. L’état de santé du président sortant s’est dégradé de manière perceptible, précise la même source, « d’un état de fragilité, mais permettant une vie à peu près normale, il s’est transformé en patient dont l’état est très précaire et nécessite des soins constants ».

    Même un site comme Algérie Part, connu pour sa proximité avec la présidence, annonce au terme d’un très long papier sur la santé du Président « un très probable recours à l’article 102 de la constitution dans les tous prochains jours ». Lequel prévoit la possibilité de mettre fin au mandat du chef de l’état pour des raisons médicales.

    Le chef de l’état algérien qui séjourne en Genève pour la deuxième fois en un mois semble parvenir à la toute fin de sa vie, d’après des témoignages concordants. Soigné au départ dans une clinique VIP, il était transporté, la semaine dernière, au huitième étage des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), seul établissement équipé pour prendre en charge les très grands malades.

    Le frère d’Abdelaziz, Nacer Bouteflika, un simple haut fonctionnaire du ministère du Travail mais le véritable chef de famille dont le rôle désormais est central, se tient auprès de lui en permanence.

    Gaïd Salah contesté

    Le report des élections qui était déja envisagé, samedi 3 mars, au coeur du pouvoir et discrètement annoncé à certaines chancelleries étrangères, n’avait finalement pas été retenu le dimanche 4, date où une nouvelle candidature Bouteflika avait été rendue publique par une lettre où l’intéressé s’engageait à abréger son futur mandat. Du jamais vu!

    La raison de cette annonce surréaliste pourrait bien être que les proches de Bouteflika, connaissant son désir de toujours de mourir en occupant les fonctions présidentielles, auraient plaidé auprès de leurs interlocuteurs pour un ultime délai avant l’annonce d’un report inéluctable.

    La posture publique du chef d’état major et maitre des horloges sécuritaires, Gaïd Salah, qui a toujours affirmé sa double loyauté à l’égard du Président et du peuple à la fois, a provoqué, ces derniers jours, une contestation grandissante sur les réseaux sociaux, mais aussi dans son entourage proche. Pour l’instant pourtant, le nom du chef des armées n’est pas conspué par les manifestants qui s’en sont pris au « système » en gén »ral et aux frères Bouteflika en particulier.

    Vers le report des élections

    Est-il encore temps d’hésiter, alors que les manifestations massive annoncée pour le 8 mars, pourraient faire basculer le pays vers l’inconnu? Ce mercredi matin, la chef d’état major a fait savoir que « la légitimité appartient au peuple et la sécurité à l’armée ». De bouteflika, il n’est pas fait référence, le signe clair que la situation évolue rapidement!

    Un report des élections présidentielles apparait désormais comme la seule voie possible pour les élites militaires et financières au pouvoir de sauver provisoirement les meubles face à la colère populaire.