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Le point sur la grève à la SNCF

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Brève publiée le 25 octobre 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

PARIS, 25 oct 2012 (AFP) - Le trafic à la SNCF était perturbé jeudi matin mais restait conforme aux prévisions de la direction et la situation était calme dans les gares, pour ce premier mouvement de grève unitaire à la SNCF depuis l'élection de François Hollande.

Cette grève, qui tombe juste avant les vacances scolaires de la Toussaint, a été lancée par les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT).

Sur le plan du trafic, des perturbations ont été enregistrées dès mercredi soir, dans le cadre de ce mouvement entamé à 19H00 et qui doit prendre fin vendredi à 08H00.

Jeudi matin, la situation était calme dans les gares, a indiqué la SNCF et le trafic était conforme aux prévisions de la direction, qui a annoncé en moyenne six à sept TGV sur dix et deux TER sur trois.

Les directions régionales de la SNCF ont indiqué que la circulation des trains se faisait selon les prévisions.

Dans la région de Bordeaux, c'est au niveau des TER que l'impact de la grève était le plus sensible, avec un acheminement des voyageurs assuré par train ou par autocar. En conséquence, la gare Saint-Jean de Bordeaux était particulièrement calme jeudi matin, en raison du faible nombre de trains régionaux, qui constituent l'essentiel du trafic.

Gare Saint-Lazare à Paris, où entre 15 et 20% des trains étaient annulés, les passagers conservaient leur calme, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est gênant. Je me suis levée une demi-heure plus tôt", a dit Brigitte Gomez avant d'admettre qu'elle avait "déjà vu des grèves beaucoup plus dures".

30 à 35% de grévistes selon la CGT

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Mercredi soir, le secrétaire général de la fédération CGT Cheminots Gilbert Garrel avait indiqué qu'environ 30 à 35% des agents SNCF étaient en grève.

Un niveau qu'il a qualifié de très élevé. "C'est à ça qu'on mesure le rapport de force", a-t-il indiqué, soulignant que l'objectif n'était pas de perturber les usagers.

A Rennes, 8 TGV sur 10 circulaient vers Paris, 2 sur 3 pour les liaisons avec la province (Marseille, Lille, Strasbourg) et 3 TER sur 4.

Depuis la loi sur le droit de grève dans les transports, l'obligation des salariés grévistes de se déclarer à l'avance permet à la direction de mieux anticiper les perturbations et d'informer les voyageurs.

Les syndicats protestent contre des conditions de travail, selon eux dégradées, et l'augmentation des salaires de 0,5%, une "provocation", selon la CGT.

Ils veulent aussi adresser une mise en garde au gouvernement qui travaille à une réforme du ferroviaire.

L'augmentation salariale proposée par la SNCF irrite également les syndicats, et la CGT dénonce "l'enfumage" de la direction sur les chiffres des effectifs et du nombre d'embauches prévues en 2012.

"Les cheminots ont les crocs sur l'emploi", a dit Gilbert Garrel.

L'augmentation des salaires est "modeste" a reconnu pour sa part mercredi le patron de la SNCF Guillaume Pepy.

"J'ai fait le choix de l'emploi, il n'y aura pas de suppressions d'emplois en 2012, c'est un tournant pour l'entreprise", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le Groupe national des transports combinés (GNTC) a dénoncé "la prise d'otage" que représente cette grève, estimant qu'"il est temps de libérer le rail français de sa tenaille syndicale".

Une autre grève attend les voyageurs à partir de vendredi dans l'aérien. Cette grève chez Air France pourrait durer au-delà du premier week-end des vacances scolaires. La compagnie prévoit d'acheminer tous ses passagers, mais indique d'ores et déjà que des retards sont à prévoir dans le cadre de ce mouvement à l'appel de la CGT, premier syndicat de la compagnie.