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    Acharnement contre Drouet et Nicolle, convoqués par la police judiciaire

    Gilets-jaunes Répression

    Brève publiée le 3 avril 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/gilets-jaunes-eric-drouet-et-maxime-nicolle-convoques-par-la-police-judiciaire-7797357205

    Le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête contre les deux leaders des "gilets jaunes" après des propos qu’ils ont tenus avant et après la manifestation du 16 mars dernier.

    grandes figures du mouvement des "gilets jaunes" convoqués par la police. C’est Maxime Nicolle qui l'a annoncé lui-même dans une vidéo : il est convoqué demain, jeudi 4 avril, pour provocation publique à la commission de violences. 

    Éric Drouet, lui, a été convoqué aujourd’hui pour une audition libre. Entendu pendant deux heures, selon son avocat Me Kheops Lara, dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la PJ parisienne, en début d'après-midi, il n’a pas été placé en garde à vue.

    D’après nos informations, le parquet de Paris a en effet décidé d’ouvrir une enquête contre les deux leaders des "gilets jaunes" après des propos qu’ils avaient tenus avant et après la manifestation du 16 mars dernier qui avait dégénéré. 

    C’est Christophe Castaner qui est à l’origine de cette convocation. Le ministre de l’Intérieur a rédigé un courrier le 25 mars pour signaler au parquet de Paris qu’il considérait que des propos tenus par les deux leaders constituaient un appel à la violence ou à enfreindre la loi. C’est sur la base de l’article 40 du code pénal que le ministre a voulu alerter la justice. 

    Par ailleurs, le Premier ministre Edouard Philippe avait déclaré mi-mars avoir demandé "au ministre de l'Intérieur de saisir systématiquement la justice" à l'encontre des personnalités qui avaient selon lui "encouragé et légitimé les violences" ou qui continuaient à le faire.  

    Des propos prononcés la veille des violences du 16 mars

    Christophe Castaner a signalé des propos qui, selon lui, avaient été prononcés le 15 mars, veille de manifestation : "le 16 Macron ne va pas oublier cette date. Il ne va pas falloir y aller pour manifester en tout cas moi je ne vais pas y aller pour manifester.", aurait dit Éric Drouet. Une mise en garde qu'aurait soutenu Maxime Nicolle alias "Fly Rider", déclarant : "le 16 il va se passer ce qu’il va se passer j’en ai plus rien à foutre".

    L'objet de l'enquête ouverte par le parquet de Paris sera de déterminer si ces propos peuvent être considérés comme des appels à la violence. 

    Éric Drouet interrogé sur un communiqué et deux vidéos

    Devant la police, Éric Drouet s'est notamment expliqué sur un communiqué publié après la blessure à l'oeil qu'il a reçu lors d'une manifestation des "gilets jaunes", le 26 janvier dernier, d'une autre figure du mouvement, Jérôme Rodrigues. Ce communiqué décrétait "l'état d'urgence du peuple" et appelait "à un soulèvement sans précédent par tous les moyens utiles et nécessaires pour que plus personne ne soit victime de ces blessures de guerre". 

    Selon Me Lara, son client a également été interrogé "sur un second signalement de M. Castaner portant sur deux vidéos YouTube des 15 et 17 mars 2019", où il lui était reproché une provocation à un délit, sans avoir été suivi d'effet, a précisé le juriste. 

    Une plainte pour "dénonciation calomnieuse" déposée

    Une audition qui, selon l'avocat, s'est "très bien passée". "Il a démontré qu'il n'y avait rien de sérieux dans les propos du ministre", a-t-il affirmé, dénonçant "une basse diversion judiciaire et un détournement manifeste des services de police de leur fonction, par une répression et une intimidation évidente de figures du mouvement social des gilets jaunes". 

    Il a aussi indiqué avoir demandé au procureur de joindre ces procédures à une plainte pour "dénonciation calomnieuse" déposée contre le ministre de l'Intérieur auprès de la Cour de justice de la République (CJR).