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Au congrès de la CGT, la frange la plus révolutionnaire marque des points

CGT

Brève publiée le 16 mai 2019

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://www.lopinion.fr/edition/economie/congres-cgt-frange-plus-revolutionnaire-marque-points-187029

Les délégués ont voté contre l’avis de Philippe Martinez un amendement proposé par la tendance la plus radicale, signant le rétablissement des liens entre le syndicat et l’organisation communiste internationale FSM

A Dijon (Côte d’Or)

Le sujet divisait déjà depuis quelques semaines la CGT. Et ce mercredi à Dijon, au troisième jour du congrès de la confédération, il a éclaté lors des débats, révélant les oppositions internes au secrétaire général Philippe Martinez. Un amendement sur une volonté de retour de la plus vieille centrale de France vers l’internationale syndicale communiste a mis le feu aux poudres.

Les plus radicaux du syndicat militent en effet pour des liens plus étroits avec la Fédération syndicale mondiale, la FSM, contestée pour ses attaches avec la Corée du Nord et l’Iran. Suite à un imbroglio et à une présentation confuse de la part des soutiens de Martinez, leur amendement a dû être revoté, mettant en émoi l’assistance. Pourtant, cette question avait été identifiée comme sensible par la commission exécutive de la CGT...

Pour certains, ce pataquès est symptomatique de l’impréparation du congrès et du manque de sens politique du leader syndical. L’amendement vise notamment la présidence prochaine de Laurent Berger, de la CFDT, à la Confédération européenne des syndicats – la CES, dont la CGT est également membre. A la tribune, par exemple, Benjamin Amar, de l’union départementale CGT du Val-de-Marne, a estimé qu’il fallait prendre ses distances avec cette instance : « La CES va être dirigée par Laurent Berger, ce n’est pas n’importe quoi, alors qu’il souhaite le succès d’Emmanuel Macron et demande l’évacuation des ronds points, en disant que les Gilets jaunes sont totalitaires. » Le nom du numéro 1 de la CFDT a été hué à plusieurs reprises.

Las, après trente minutes d’interruption, le débat a repris, non moins houleux. L’amendement a été adopté. La CGT avait coupé les liens avec la FSM, en 1994, il y a plus de vingt ans. Signe que la centrale de Philippe Martinez fait un retour en arrière.